mercredi 26 juillet 2017

Pêle-mêle : Juin-juillet 2017

Juin et juillet ont passé et passent à la vitesse de la lumière... Avec toujours en vue, comme une promesse, notre départ en Guadeloupe. Plus qu'une semaine !
Tous les membres de la famille ont eu leurs petites échéances de fin d'année et, ma foi, nous sommes fatigués mais IMPATIENTS !

* Il y a déjà trois semaines, c'était déjà le dernier jour d'école pour la Boubou. Derniers jours en maternelle... Nous avons dit au revoir à une instit super, tellement souriante et pêchue qu'elle va beaucoup nous manquer. Nous l'avons outrageusement gâtée !
Avant de partir en vacances avec son papa, ma Boubou a fait le plein de câlins et a dit adieu à Sansa et Shaé, nos deux petits chatons en famille d'accueil.
Grâce à la magie de WhatsApp (et ses appels vidéos gratos), j'ai eu de ses nouvelles et l'ai découverte bronzée, encore plus blond (merci le soleil) et fatiguée. Pour la première fois depuis 4 ans, elle a fondu en larmes et j'ai dû ravaler les miennes pour la calmer. Nous la retrouverons très très bientôt pour un saut de puce direction Orly !


Ceci est un activateur d'ovulation, prenez garde !
* Mon Grand, mon garçon... Notre complicité retrouvée me fait un bien fou, vous n'imaginez pas à quel point. Il a eu un très court passage à vide dû à ses notes de français : 11 à l'écrit et 12 à l'oral alors qu'il pensait avoir cartonné. La pilule a été dure à avaler. Son 15 en sciences (il passe cette épreuve aussi cette année) et les 20 points d'avance n'ont rien changé. 
Après plusieurs déconvenues, il a finalement trouvé un petit boulot grâce au père de Chéri-chéri. Si vous croisez un grand métis dans les rues de Courbevoie, en train de coller des étiquettes sur les horodateurs, n'hésitez pas à le saluer ! Il fera son grand retour chez nous vendredi pour la mission bagage et ménage (il est ravi) avant le grand départ.

* Après bien des péripéties, j'ai repris la route avec Petite Fleur pour aller récupérer les papiers d'identité des filles. Il a fait moins chaud cette fois mais les deux nuits chez Mamie m'ont épuisée. Petite Fleur ne supportant que très peu de temps son lit parapluie, j'ai dû la prendre avec moi. Quel est le souci me direz-vous ? Les lits à la campagne sont de vieux nanars de 1,20 mètre de large. Avec un bébé qui aime gigoter et se retourner en dormant, c'était sportif et éreintant. Mais j'ai passé trois jours agréables avec la grand-mère de Chéri-chéri dont je suis de plus en plus proche. J'aime être avec cette femme qui a une mémoire prodigieuse de tout ce qu'elle a vécu, enfant, pendant la guerre... Nous avons papoté, jardiné, calmé le bébé ensemble, du bonheur sous le ciel (un peu gris) angevin.
Youhouuuuuuuu !
* C'est officiel ! J'ai retrouvé du boulot ! Je pourrai y aller à pied et je ne bosserai qu'à mi-temps. Un sacrifice financier qui n'en est pas un puisque j'aurai du temps pour travailler de la maison (et donc avoir un complément de salaire) et du temps pour mes enfants. Du temps aussi pour préparer et passer un concours qui me tient à cœur... 

* Et Petite Fleur alors ? Elle pousse, elle pousse. 5 mois, 6 petits kilos. C'est mon enfant la plus tonique : à trois mois elle se retournait déjà et maintenant on la retrouve en travers ou en sens inverse dans son lit. De quoi faire taire tout le monde : elle dort sur le ventre et c'est elle qui désormais choisit sa position.
J'ai visité deux crèches en vue de ma prise de poste (dont la date n'est pas fixée). La première est privée et (très) chère. Comme c'est une micro-crèche, donc nous aurions droit à une aide de la CAF mais la part à notre charge reste très élevée... Le fait que les repas des enfants soient des plats préparés TOUS LES JOURS a mis fin à ma réflexion. Je ne juge pas et je n'ai rien contre en dépannage mais des Blédichef tous les jours et bien...NON.
La seconde est une crèche parentale à laquelle nous n'étions pas éligible car elle n'est pas dans notre commune... c'était mal connaître ma persévérance ! Nous avons assisté à une réunion d'information qui nous a séduits. Des repas préparés chaque jour à partir de produits frais, un espace extérieur, une petite structure de 16 berceaux (8 grands et 8 bébés)... Hier, j'ai été reçue par la responsable et cette semaine sera décisive puisque nous sommes deux familles encore en lice pour une seule place. S'il vous plait, croisez les doigts pour nous. Le seul point noir : la responsable n'a pas été très enthousiaste quand j'ai demandé à apporter mon lait... Je vous tiens au courant (sinon vous avez la page facebook du blog où je papote parfois !).
Bribe de sommeil angevin...
 

* Je prépare la diversification de Petite Fleur. J'ai acheté plein de légumes bio lors de mon séjour à Angers (c'est tellement moins cher en Province !) et j'ai congelé plein de bonnes purées. On commencera en Guadeloupe tranquillement mais ce timing m'effraie un peu... En 2012, la Boubou avait un an pendant notre voyage et elle n'a RIEN mangé d'autre les tétées durant les 17 jours de notre séjour. La chaleur ? Le décalage horaire ? Je n'en sais rien, mais elle n'a pas perdu de poids et se portait comme un charme. Si c'est également le cas pour Petite Fleur, nous irons à son rythme et on commencera en septembre !
Grâce aux ventes privées, j'ai acheté plein de contenants en verre qui feront office de petits pots et sont plus adaptées pour les passages au micro-onde.
En vert des boites Luminarc, le reste, Glasslock
Plus qu'une semaine et nous serons enfin en vacances. ✈✈✈ Je vous ai dit qu'on partait en Guadeloupe ? En famille, tous ensemble !

Mes Trois Fantastiques ♥

mercredi 12 juillet 2017

Famille d'accueil

Nous avons adopté notre chien en refuge, à la LPA de Lille en septembre 2014. Chéri-Chéri, qui a eu un Sharpei quand il était enfant, est très attaché à cette race. Moi je voulais un chien de refuge ou d'association. Ça correspond à mon éthique personnell. En adoptant un chien, on en sauve deux : celui qui est adopté mais aussi celui qui prendra sa place au refuge
Alors nous avons été patients et c'est finalement à Lille que nous avons trouvé le Gros Russe. Son adoption fut très émouvante : nous avions trouvé et sauvé notre chien.

Depuis, nous donnons régulièrement aux refuges des environs comme la SPA de Chamarande. Ce sont des moments que notre Boubou nationale apprécie du haut de ses six ans. Et c'est toujours l'occasion d'une belle leçon de choses sur la condition animale, les abandons injustes et indignes et l'investissement personnel qu'implique l'adoption d'un animal.

Cette année, j'ai décidé d'aller un peu plus loin en devenant famille d'accueil pour l'association ARESP (Aide aux Refuges d'Espagne). Comme son nom l'indique, l'association a été crée afin de venir en aide aux refuges espagnols mais aussi français et, d'une manière générale, aux animaux en détresse ou qui sont menacés de finir sur Le Bon Coin (un animal n'est pas un objet, il est utile de le rappeler...). L'association œuvre également à la stérilisation de tous ces animaux. Pourquoi ?
La réponse en image :

Et NON, une chatte n'a pas besoin d'une portée dans sa vie.

En accord avec Chéri-Chéri, j'ai répondu à l'appel d'ARESP et nous avons accueilli de petites chattes de deux mois, blanche et rousse.
Nées au sein d'une famille de l'Essonne, d'une portée non désirée (leur maman a été stérilisée depuis), elles étaient les deux seules à ne pas avoir trouvé de famille. Pour leur éviter Le Bon Coin, nous les avons recueillies et baptisées Sansa et Shaé ♥ (Game of Thrones for ever !). Elles sont avec nous depuis trois semaines et nous espérons qu'elles trouveront une famille avant notre départ en Guadeloupe, sinon elles connaitront une nouvelle famille d'accueil au lieu d'une famille d'adoption définitive.
Être famille d'accueil est une sacrée aventure. Enrichissante, pleine de découvertes, de "ooooh !" de "attention !!!", de "mon dieu elles arrivent à passer derrière le lave vaisselle !". C'est aussi, ne nous leurrons pas, une aventure odorante si on oublie d’ôter les crottes de la litière et qu'il fait très chaud.
Au dépar, Sansa était la plus timorée et la plus trouillarde (d'où son nom !) tandis que Shaé allait volontiers au contact. Les rôles sont désormais inversés et notre petite Shaé est plus craintive et nous fuit, sauf à l'heure de la gamelle. Il nous faut alors l'appeler par son nom, la laisser nous observer et enfin, elle accepte nos câlins.
Shaé et Sansa, le jour de leur arrivée




Sansa (ses pattes sont entièrement blanches, sa sœur a une pattes rousse)

Qu'en est-il de notre chien ? Le pauvre n'a pas eu le droit de les approcher tout de suite pour des raisons sanitaires (elles devaient être vermifugées) et parce que les pauvres minettes étaient terrorisées ! Nous avons donc procédé à des mises en contact progressives et les trois sont maintenant très copains ! Sansa et Shaé subissent quotidiennement un toilettage en règle de la par du Gros Russe. Et le Gros Russe subit quotidiennement un guet-apens à base de chatons cachés derrière les meubles qui lui sautent dessus soudainement !

video


Sansa et Shaé sont adoptables dès maintenant, moyennant une participation financière. Pourquoi ? D'une part pour s'assurer du bien-fondé de la démarche des adoptants (il est rare qu'on paie pour un chaton qui finira dans le ventre d'un serpent - véridique) et d'autre par pour permettre à l'association de financer les frais vétérinaires des chatons mais aussi des chiens et chats pris en charge (certains sont recueillis malades et/ou ont besoin d'opérations couteuses.
Une adoption en refuge ou en association est acte d'amour mais aussi un acte militant. Vous trouverez beaucoup de chatons et de chiots en animalerie, souvent tout petits parce qu'ils sont retirés à leurs mères bien trop tôt (donc mal ou pas sevrés) et issus d'élevages douteux. Adopter en association demande moins d'argent et c'est nettement plus gratifiant ! Sans oublier tout l'amour (et le bazar) qui vous vont tomber dessus !
Adoptez-nous !

Si vous habitez la région parisienne et que vous voulez voir mes deux petites héroïnes et pourquoi pas, adopter l'une d'elle (ou les deux !), contactez l'association qui vous donnera la marche à suivre.
Parlez-en autour de vous, qui sait, elles séduiront peut être...

lundi 10 juillet 2017

Ma première Baby Shower

Quand Petite Fleur est venue au monde, mon amie M. était enceinte de trois mois. Elle le savait et je le savais, mais elle ne savait pas que je le savais. Ça va vous suivez ?
Le soir du réveillon du nouvel an, son mari (accessoirement l'un des meilleurs amis de Chéri-Chéri) avait un peu trop bu et s'est laissé aller à quelques confidences. Il ne s'en souvenait déjà plus le lendemain et nous les avons donc laissé profiter en amoureux de leur petit secret. Je pense qu'ils ne voulaient pas voler la vedette à notre petite fleur en bouton...

Il y a eu la naissance, puis les ennuis de santé de Petite Fleur et le retour en néonat...puis nous avons pu souffler et apprendre enfin officiellement la jolie nouvelle. Dès le début, M. m'a dit qu'elle voulait une baby shower à la fin de sa grossesse... Et je me suis promis que je ferai partie du projet.
M. fait partie de ma "nouvelle famille". Celle que m'a apportée Chéri-Chéri. Nos chéris sont presque frères et elle est devenue une sœur pour moi. Jamais de jugement, jamais de question, toujours beaucoup de confidences et de fous rires. Nos filles sont amies aussi et vont à la même école.
Ce sont eux qui ont accueilli ma Boubou à 4 heures du matin quand Petite Fleur s'est annoncée.

Avec la complicité de S. de la cousine de M., j'ai organisé pour elle une baby shower surprise... Quatre semaines de conspiration pour un résultat inespéré...

Transformer un projet en surprise totale

Il a fallu commencer par là... Faire croire à M. que nous avions "zappé" sa petite fête prénatale. Nous avions d'abord réussi à nous procurer la liste des invitées. Sa cousine, étudiante, avait toujours quelque chose à faire et moi j'éludais la question. Son mari, dans la confidence, nous rapportait fidèlement sa déception et ses critiques. Elle pensait que nous l'avions oubliée !
Patiemment, à coups de SMS, nous avons tenté de rassembler toutes celles qui étaient chères à son cœur. Pas mal de "oui oui on viendra, on peut emmener Unetelle et Unetelle ?", des nanas hyper partantes et enthousiastes... qui ont fini par annuler la veille ou le matin même ! La flemme de sortir un dimanche sous la pluie ? Sans doute.
Mais comme Chéri-Chéri me l'a répété "l'important ce sont les présentes, pas les absentes".
Ce dimanche matin, nous étions sur le pont à 11heures S. et moi. 
Il ne manquait que la diversion et pour ça, son mari nous a bien aidées. Il a éloigné sa femme de la maison pendant quatre heures, le temps de tout organiser, de préparer les petites choses à manger, d'attendre les retardataires et de décorer la salle (ça c'était mon job).

Le jour J et l'heure H

M. est ivoirienne, née à Abidjan. Il vous faut le savoir pour comprendre ce qu'elle appelle "l’heure africaine". Elle devait être prête à partir à 10 heures... ils ont finalement quitté la maison à 11 heures ! Direction, quelques magasins de puériculture... puis Ikea, pour nous permettre d'attendre encore quelques personnes.
Pendant ce temps là, je soignais ma déco. J'ai acheté plein de petites choses séparément pour faire une belle corbeille garnie en guise de centre de table : du liniment Babysoin de Cooper (composition irréprochable), des tonnes de sérum physiologique (what else ?), des couches bio, des dragées, un mug un peu kitsch... J'ai terminé la veille et j'étais assez fière du résultat !

C'est beau !
J'ai écumé les magasins de bricoles : Babou, la Foir'Fouille, le Géant de la fête... Je voulais un thème vert anis et blanc parce qu'elle adore ces couleurs, dont elle rêve pour son mariage. J'ai préparé une table assez épurée parce qu'il y avait pas mal de choses à manger et grignoter qui allaient arriver.
J'ai terminé une vieille bouteille d'hélium qui restait d'un mariage, de quoi gonfler pile poil 6 ballons !
Les copines arrivées plus tard pour prêter main forte ont adoré et moi, une fois encore j'ai été fière de moi. A ce moment-là, le stress était à son comble - la surprise allait-elle être totale ?

C'est beau (bis)



Tadaaa !
 
Jolis ballons


Vers 14 heures nous étions au complet. Nous avons donc donné le feu vert à son mari qui la baladait (enceinte de 7 mois je le rappelle) depuis 11 heures du matin. Elle était donc énervée, fatiguée et commençait à s'agacer d'arpenter Autour de Bébé puis Ikea (un dimanche !) sans rien acheter du tout. Et M. est arrivée ! Sa cousine, qui a les clés depuis longtemps, l'attendait. Il fallait donc trouver une excuse pour la faire descendre au sous-sol où se déroulait la fête. Elle n'a pas voulu tout de suite !
Et finalement, j'ai entendu ses pas dans l'escalier. J'ai allumé la musique, sa chanson ivoirienne préférée...
Elle est apparue, toute ronde, le visage fermé et a mis quelques secondes à comprendre.

SUUUUUUURPRIIIIISE !!!

Elle a mis les mains sur son visage...puis est repartie en sens inverse, remontant l'escalier en courant. En haut de l'escalier, nous l'avons rejointe, en larmes, bouleversée, reconnaissante.
Elle nous est tombée dans les bras en nous grondant copieusement et j'ai pris ma dose d'engueulades larmoyantes croyez-moi :

- "Toi ! Toi ! Tu m'as bien eu ! J'ai rien deviné !"

C'était fort, très fort. Les invitées ont bien pleuré aussi.

Le Gender Reveal Cake

La cerise sur le gâteau a été de découvrir le sexe du bébé en même tant que la future maman. Lors de la seconde échographie, l'échographe a inscrit le sexe sur un petit papier que seul le papa a pu consulter.
Ils avaient décidé que M. apprendrait la nouvelle dans un Gender Reveal Cake, pour que la baby shower à l'américaine soit parfaite.
Même si M. pensait que nous l'avions oubliée, elle ne connaissait toujours pas le sexe du bébé et s'était résignée à l'apprendre le jour de la naissance. Son mari a tenu à respecter son idée de départ en commandant un super gâteau (et des cupcakes !) qu'elle a découpé...

Alors ? Alors ?


Après une petite fille en 2012, M. accueillera en août 2017...

It's a... GIRL (on est cernés par les baby gonzesses)
La journée enfin la soirée, s'est terminée à 23 heures. Jeux, grignotage, rigolades, jeux, grignotage rigolades et enfin danse !
Petite Fleur a été un trésor de patience ce jour-là, baladée dans son sling pendant que je m'affairais aux préparatifs.
Ce fut une belle journée que je n'oublierai pas...