jeudi 22 juin 2017

Vos papiers s'il vous plait !

Encore un petit mois et dix jours avant le grand départ pour ma chère Guadeloupe. Ça me parait encore bien lointain alors à part "crème solaire bébé bio", écrit à l'arrache sur un bout de papier, je n'ai rien préparé.
Nous savions à la naissance de Petite Fleur qu'elle devrait avoir sa carte d'identité très tôt. Hélas, en bonne procrastineuse, je me suis pointée à la mairie lundi matin pour m'entendre dire "c'est sur rendez-vous depuis le 1er mars de cette année et de toute façon, on n'est surchargés jusqu'en septembre ! Essayez une autre mairie !".
Je suis restée cool et je suis repartie en plein cagnard avec ma fille et une liste de toutes les mairies d'ile de France habilitées à délivrer des cartes d'identité et des passeports.

N'attendez pas la dernière minute !!!!

Douze millions d'appels plus tard (j'exagère à peine), une dame très gentille (ça n'a pas été le cas de tous) m'a fortement conseillé de m'éloigner de la région parisienne, petite et grande couronne confondues.
La grand-mère de Chéri-Chéri résidant dans la campagne angevine, j'ai appelé la mairie du grand village d'à côté qui pouvait me recevoir deux jours plus tard (mercredi dernier donc). J'ai bien vérifié que j'avais tout ce qu'il fallait : extrait de naissance de Petite Fleur, justificatif de domicile, le Chéri-Pacs, les photos...
SOU-LA-GEE j'étais.

Et puis, mon petit doigt m'a dit de vérifier le passeport de la Boubou, même si j'étais SURE qu'un passeport c'est valable 10 ans. Et là... j'ai pris le "date d'expiration 11-2016" en pleine face. 
J'ai lu et relu tout et n'importe quoi sur internet sur le fait de voyager avec des papiers périmés. 
Un douanier nous laisserait-il embarquer en laissant un de nos enfants derrière nous ?
Les yeux verts de la Boubou suffiraient-il à faire plier les forces de l'ordre ? Après tout ça marche très bien sur moi, son petit regard de Chat Potté.
Et si je montrais mes seins au douanier ? Ça risque de coincer par rapport à Chéri-Chéri mais il veut qu'on parte en famille oui ou non ? 

Je fais des blagues mais en fait je pleurais des larmes de sang (j'exagère à peine). Je me suis maudite, traitée d'idiote décérébrée et de tête en l'air.
Et j'ai rappelé ma mairie de province en mode stress total. Le monsieur très gentil m'a rassurée : on allait faire les deux en même temps !

Mardi soir, j'ai pris la route et après trois heures de voiture sous le cagnard (encore) avec Petite Fleur, nous avons passé une bonne nuit à la fraîche dans la vieille maison aux murs épais de Mamie "Taxi".
Le lendemain, c'était bouclé. Sous réserve que nos dossiers ne soient pas rejetés pour X raison : documents invalidés, papiers manquants...
En juillet, mes filles auront donc des papiers officiels. Pitié, faites que ce soit dans trois semaines et pas plus !!

Merci au personnel de cette charmante mairie, moi je dis vive l'Anjou !

Jeudi soir, après trois heures de route sous le cagnard (je meurs) avec Petite Fleur, j'ai eu une bouffée d'angoisse. J'ai appelé mon Grand. Et si ? Non, non, ce serait le comble...

Sa carte d'identité est à jour. OUF !

mercredi 14 juin 2017

Transition capillaire #3 : Mon big chop au Boucle d'Ebene Studio

Et voilà, c'est fait ! Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez pu voir ma trombine transformée. Mercredi 8 juin, j'ai fait le grand saut du Big Chop mais j'ai eu besoin d'aide. Beaucoup font le choix de couper seules les pointes défrisées, moi je n'ai pas pris ce risque. J'ai encore en mémoire ce jour où j'ai décidé de réparer moi-même mon ordinateur - j'ai ouvert l'unité centrale et... Enfin bref, c'est pas un bon souvenir et dans certains cas, croyez-moi, il faut laisser faire les pros !!!

Si vous avez loupé le début, j'avais tellement de mal à gérer mes deux textures (pointes défrisées et racines frisées) que je mettais des bandeaux tous les jours en calant les longueurs dedans. Je n'arrivais même plus à brosser et à faire pénétrer les soins !
Le bandeau style avec les cheveux ratatinés dessous

Il me fallait donc LE salon de coiffure, pas n'importe lequel parce que mon cahier des charges était précis et exigeant, je voulais :

1 - Un salon spécialiste des cheveux bouclés, frisés, crépus. Pas un salon qui coiffe seulement ce type de cheveux mais un salon qui les CONNAISSE (la nuance est grande) : leur problématique, leurs besoins (qui ne sont pas les mêmes suivant leur texture)...

2 - Un salon feel good. Quand j'étais petite, j'ai beaucoup fréquenté avec ma mère ce que j'appelle (un peu méchamment) des boui-boui : des salons sales, bruyants, qui sentaient le cheveu brûlé par le fer à lisser et qui ressemblaient à tout sauf à une pause beauté. On y restait des heures entières...
Or, je viens d'avoir un bébé et j'avais vraiment besoin d'un petit sas de détente pour me retrouver (pas simple en y allant avec bébé mais au moins m'en approcher).

3 - Des conseils sur les soins et la routine à adopter après la coupe pour ne pas reproduire mes anciennes erreurs mais aussi pour apprendre à entretenir et aimer ma nouvelle coupe. Sans pour autant me pousser à acheter un tas de produits que je n'utiliserai pas par manque de temps (ne mentez pas, je SAIS que vous êtes déjà repartie d'un salon avec la gamme complète de chez Floréal-ultra doux-tes cheveux sont doux mais tu es à découvert-bisou).

4 -  Trouver MON salon. Un endroit où je retournerais avec plaisir montrer et entretenir mon joli nuage noir et me retrouver en tant que nana. Et vivre ce moment délicieux où tu te laisses shampouiner en fermant les yeux...

Bref, comme je vous le disais la veille du grand jour, j'ai osé demander à Virginie de me conseiller et mercredi, mon bébé sous le bras (enfin dans la voiture), j'ai poussé la porte du Boucle d'Ebene Studio (Salon by BE).


J'ai été accueillie par Aline et son équipe et surprise, je n'étais pas la seule à venir avec un minipouce puisqu'une autre jeune maman était elle aussi venue faire son big chop avec une petite fille du même âge que Petite Fleur.

Ma place ♥

J'ai patienté peu de temps, puis Aline est venue s'occuper du diagnostic de mes cheveux. Elle a coupé quelques pointes pour dégrossir un peu la masse de pointes défrisées puis m'a fait un bon shampooing. Ensuite elle a posé un soin en me massant les cheveux (soupir d'extase).
Et enfin, elle a coupé mes cheveux. Je vous avoue que ça fait quand même un sacré choc de voir mes longueurs par terre. Je leur ai dit au revoir avec une boule dans la gorge. Je les ai regardées, toutes éclaircies par l'été dernier et le soleil de Cavaillon, mais aussi sèches et en mauvaise santé.
Je ne me suis pas regardée dans le miroir. Avant qu'Aline ne les fasse disparaitre à grands coups de balai, je les ai prises en photo. Adieu les défrisages chimiques, les brûlures du cuir chevelu mais aussi la sensation artificielle des cheveux au vent !
Ma petite poupée s'est endormie dans mes bras au dernier coup de ciseaux...
Et voilà !

Quand je me suis regardée dans le miroir, j'ai trouvé ça...bizarre ! J'avais une belle couronne noire, dense et frisée. Aline m'a expliqué que j'avais BEAUCOUP de cheveux, et que ce nouveau départ allait leur faire du bien. Je ne lui ai demandé qu'une seule chose : qu'elle me conseille une routine capillaire avec des produits sains.
C'est une femme douce et très pédagogue qui a su m'expliquer très simplement ce qui allait changer et le plus important, ce qu'étaient mes cheveux. Elle sait de quoi elle parle et elle en parle bien. Ce qui est certain c'est que je ne connaissais pas du tout mes cheveux. Je sais aujourd'hui qu'ils sont très secs et ont besoin d'hydratation, de beaucoup d'hydratation.
J'avais déjà un shampooing et un après-shampooing nourrissant à la maison mais rien pour nourrir et hydrater. Aline m'a recommandé une texture crèmeou butter cream à appliquer tous les jours ou tous les deux jours, mes cheveux étant très crépus, la texture des laits capillaires ne leur convient pas. La crème qu'elle a appliquée sur mes cheveux et que j'ai achetée sent divinement bon et sa composition respecte bien ma nouvelle éthique.
Ensuite, elle m'a coiffée au peigne mais le résultat n'était pas encore ce que je voulais. Je trouvais que ça faisait "casque" et que ça manquait de féminité et je pense qu'Aline a vu que ça n'était pas encore "ça".

"Si vous voulez, on peut mettre un peu de folie à tout ça ?". Et elle a commencé à balayer les mains dans mes cheveux, créant plus de reliefs et de tortilles. J'ai souri, on était sur le bon chemin.
Pour peaufiner l'effet twist, elle a utilisé une éponge magique qui a créé encore tout plein de tortilles très jolies. Et voilà le résultat !

 Je me suis vue dans le miroir, et j'ai aimé. J'avais tellement peur de ne ressembler à rien, de ne plus être féminine...

"C'est beau, j'aime bien..."

Aline m'a répondu "C'est vous". Et elle avait tellement raison.
Tadaaaa !
Eponge magique : mouiller les cheveux, tourner sans appuyer puis admirer les tortilles !

J'ai été contente du résultat même si je sais qu'il va falloir que je m'habitue. J'ai ressenti une grande liberté et une sorte de rupture avec les choses qu'on m'avait inculquées : cheveux lisses sinon rien, cheveux longs sinon rien... Je ne sais pas si cette longueur me conviendra à terme, mais je sais que les défrisages chimiques et moi c'est terminé.
J'ai eu aussi une furieuse envie de me maquiller, j'ai réalisé que j'avais le teint brouillé et fatigué (merci bébé !). Cette jolie coupe méritait aussi de belles boucles d'oreilles plus imposantes que mes petits clous en or gris.

Une semaine plus tard, je le vis comment ? J'ai plus de temps le matin pour gérer les filles : je me mets un coup de vapo maison (eau+aloe vera) pour hydrater mes boucles puis je scelle l'hydratation avec ma crème Magic Twist de chez Les Secrets de Loly que j'applique en massant les cheveux et le cuir chevelu. Si je veux des petites tortilles, j'utilise mon éponge magique (que j'ai achetée aussitôt arrivée à la maison !) sinon je laisse mes cheveux comme ça.
Alors oui, ça fait court à cause du shrinkage, comprenez "effet ressort" du cheveu frisé. Ça se voit moins quand les cheveux sont mouillés mais une fois sec les frisettes se rétractent et se serrent. Ça me gêne certains matins et d'autres non.
Autour de moi, les avis sont mitigés : mon chéri aime bien mais il lui a fallu 2/3 jours pour s'habituer.
La Boubou a eu cette phrase mémorable "heu, je ne comprends pas du tout pourquoi tu t'es coupée les cheveux !".
Le Grand n'a pas aimé du tout mais il s'est montré très curieux de ma routine capillaire et je crois qu'il a commencé à apprécier quand il m'a vu maquillée et avec un bandeau !

J'ai remercié Aline dix fois jeudi dernier et je la remercie à nouveau. Cette femme vous réconcilie avec les salons afro et vous réconcilie avec vos cheveux. J'y retournerais sans hésiter et j'ai même très envie d'y emmener la Boubou pour lui trouver aussi une bonne routine de soin.
Merci Virginie pour cette bonne adresse, dans cette ville où j'ai grandi. Une forme de retour aux sources en quelques sortes...

Salon de coiffure Boucle d'Ebene Studio
3 avenue Henri Ravera
92220 BAGNEUX
09 81 30 82 46

lundi 12 juin 2017

Mon petit casting de rêve

On ne peut pas dire que notre film est un modèle du genre "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Non vraiment pas. Là on se dirige plutôt vers "elle se maria une fois alors qu'elle avait déjà un garçon et puis elle a eu une fille et puis et puis...".

Je ne sais pas pour vous, mères de familles recomposées (donc préalablement décomposées), mais je suis toujours un peu mal à l'aise quand il faut "raconter" les pourquoi et les parce que. Les pourquoi pas tous le même nom de famille, pourquoi une autre union et un autre enfant d'ailleurs. Certes, parfois, "ça te regarde pas" ou "de quoi je me mêle ?", ça met fin au débat mais pas à la petite boule qui gonfle en hurlant "mais que vont-ils penser de moi ?". 
Et puis, je regarde mes Trois, qui comprennent ou qui ont compris, avec mes mots, nos mots, des livres parfois et qui sont une vraie fratrie, même avec toutes ces années qui les séparent et leurs histoires qui s'entremêlent.

Alors mon film n'est pas un modèle du genre mais ses héros, mes personnages principaux, eux vraiment, ce sont des modèles.

Le Grand, héros malgré lui
Avec le Grand (que vous avez connu sous le nom de Grand Haricot sur l'ancien blog), nous venons de vivre trois années très compliquées qui viennent juste de prendre de fin. Il est celui des trois qui me ressemble le plus physiquement et dans ses goûts. Il aime lire, il aime le français et a une finesse incroyable. JAMAIS il ne prendra le risque de m'écrire en écriture textologique parce qu'il sait que je déteste ça. Il est TRES doué en orthographe et très doué à l'école d'une manière générale. Même en maths, du coup on pourrait douter que cet enfant soit de moi. Cette facilité lui fait souvent penser qu'il peut se dédouaner de tout le reste (petites corvées etc) mais je veille au grain. 
C'est mon premier enfant, né alors que je n'avais pas encore 18 ans. Pour lui, je me suis accrochée à mes études longues et j'ai bossé plus dur que jamais. Pour lui je voulais toujours être la meilleure. Ça me fait rire aujourd'hui : je voulais tout le temps qu'il soit propre sur lui et il m'a fallu quelques mois pour me détendre et accepter qu'un gamin plein de terre est un gamin qui a joué.
Il a mangé des blédina (et même de la Blédine dans ses biberons le pauvre) et plein de trucs pas bio et pas faits maison, mais il se porte bien. 
Il a 17 ans aujourd'hui et il va passer le bac français. Il termine l'année avec les félicitations et un comportement qui s'est amélioré. Je suis fière de lui parce qu'il a donné le meilleur. 
Il a cette singularité que n'ont pas ses sœurs d'avoir eu sa maman pour lui tout seul pendant 6 ans. Il a été un bébé parfait comme on en voit dans les livres. Il a fait ses nuits tôt, aimait jouer seul pendant que je révisais, et il a eu un allaitement mixte comme sur des roulettes. Comme s'il savait que Maman avait besoin de ça... Il est celui qui a eu la maman la plus pêchue. Je sortais en boîte fêter mes exams, j'attendais qu'il dorme pour partir et de retour à 6 heures je rempilais sur un biberon (je ne pourrais plus faire ça aujourd'hui, la moindre nuit blanche me rend KO pour 8 jours !).
J'ai cru ne jamais pouvoir encaisser son départ à 14 ans, pour "voir ce que ça fait de vivre avec papa". Mon cœur lui en a voulu pendant des mois (des années ?) et ça se manifestait par une sorte de mur entre nous deux qui s'est effrité pour enfin s'effondrer.
Que vous dire d'autre ? Il est infiniment grand et dépasse le mètre 80, infiniment mince alors qu'il mange comme quatre ou plutôt comme dix ! Il a du mal à lâcher son téléphone mais il suffit d'un regard pour qu'il comprenne qu'il doit le remiser au fond de son sac. Parfois je me dis que je ne sais pas y faire avec lui et que les ados c'est pas mon truc. Et puis il m'appelle, me demande mon avis, se confie sur ce qui le tracasse et je me dis que je ne suis pas si mal. Je sus fière de lui et fière de nous parce que nous avons connu des moments difficiles quand il était petit.
Son joli prénom commence par un M.

Mon Grand et ma toute petite

La Boubou, ma cosette tout en musique
Ma Boubou... (aka la Fève sur l'ancien blog mais Boubou lui va si bien dans la vraie vie). Que vous dire de cette petite fille châtain l'hiver et blonde l'été... Elle a été mon bébé-fusion. Collée à moi tout le temps. Dans mon lit, dans mes bras, allaitée pendant... 21 mois ! C'est une petite fille qui prend son temps depuis toujours. Du temps pour arrêter le sein, du temps pour marcher (19 mois !), du temps pour être propre. Aujourd'hui, elle prend son temps aussi pour dessiner la "robe de mode" parfaite - "c'est une collection très chère Maman, ça coute 6 euros !" - pour s'habiller le matin, pour manger, pour raconter des histoires... 
Pour comprendre les choses, il lui faut des livres. Autant vous dire qu'à 6 ans, elle a déjà une grosse bibliothèque. Elle a des petites phrases que sa maîtresse appelle les "sorties de la Boubou".
Pendant la varicelle : "J'étais tellement heureuse Maman quand j'avais pas de boutons !"
Après ma coupe de cheveux : "Je ne comprends pas du tout pourquoi tu t'es coupée les cheveux, mais c'est ta liberté...un peu comme Vaiana !"
A l'école : "Maîtresse, pas la peine de me gronder, si je ne me tais pas c'est paske t'as pas demandé le silence !"
Elle est tellement belle que je me demande comment c'est possible. Son sourire, c'est du miel. La Boubou est aussi une petite cosette en puissance. La mine triste, les épaules basses, jamais contente, tout le malheur du monde sur ses épaules. Parce qu'elle ne peut pas aller chez sa copine après l'école, parce qu'elle ne peut pas avoir la poupée Vaiana tout de suite, parce qu'elle ne peut pas manger de cookies au dîner. Elle idolâtre son papa et sa maman et c'est aussi le pot de colle de son beau-père, encore plus depuis qu'elle n'est plus la seule petite fille de la maison.
Elle aime la musique par dessus tout. Elle ne peut pas jouer seule dans sa chambre sans le fond sonore de sa petite radio, ce qui la rend incollable sur les tubes du moment. Elle a la musique au cœur et au corps. Je l'ai filmée en train de chanter (en yaourt) et de danser sur Shape of You d'Ed Sheeran, c'est à pleurer tellement c'est beau. 
Ce qu'elle tient de moi ? C'est l'amie des animaux et de la nature. Ses sorties préférées sont la cueillette (je pense qu'on a testé toutes celle d'Ile de France !) et le refuge pour animaux où elle dépose des draps et des croquettes et demande à adopter "les petits chats, juste un ou deux". Elle se débrouille bien sur son poney et elle veut continuer l'année prochaine (je pleure en pensant au prix à l'année...). Elle aime le violet, les robes qui tournent et les princesses.
Aux présidentielles, elle aimait bien "la dame blonde" (qu'elle appelle Marine Bleupen), du coup je lui ai expliqué un peu ses idées à la dame, alors elle s'est rabattue sur "Bénoit" (l'accent est important) puis sur Macron même si "sa femme aurait pu mettre du violet quand même !". C'est encore mon bébé, qui regarde Koh Lanta dans mes bras et ne s'endort pas sans mon bisou...
Son prénom commence par un E et lui va comme un gant.
Petite fille bronzée et beagle abandonnés

Petite Fleur, le bébé gym-tonic
Petite Fleur ferme le trio. Surveillée comme le lait sur le feu, née avec trois semaines et réhospitalisée à cause d'une jaunisse tenace. Petite Fleur a fait vaciller toutes mes certitudes sur l'allaitement alors que je pensais être hyper bien rodée : muguet, candidose (miam), mauvaise position, nous avons mis du temps pour trouver notre rythme. Elle est petite et potelée mais comme sa sœur, elle prend son temps pour prendre du poids. Ses plus beaux sourires sont pour son grand frère.
Elle est plus tonique et motrice que les deux grands : elle se retourne déjà et arrive à se déplacer sur le grand lit. Elle aime bien nous filer des coups de poings et des coups de pied mais on lui pardonne tout, même quand elle nous fait pipi dessus, ce qui arrive trois fois par jour.
Elle pète très très souvent et ça la fait rire. La varicelle l'a rendue nerveuse et colérique et a perturbé son sommeil. On ressemble à des hiboux, on est sur les rotules, mais on lui pardonne. 
Elle a un petit cou qui sent bon le lait et le bébé et des pieds tout doux... C'est un bébé quoi. Mais le plus beau bébé forcément.
Son petit prénom commence par un R (facile à deviner !).
Bébé chat ♥


Voilà mes petits, mes amours, ma vie. Des enfants, des guerriers des mésaventures familiales, mes trois mousquetaires qui jouent ensemble malgré leurs années d'écart. 
M, E, R... "Il manque le E pour faire MERE" nous a dit la Boubou.
"Ou le A pour faire AMER !" j'ai répondu après une nuit sans sommeil.
Ils sont ma mer à moi, pleine de vagues et de tempêtes mais sans laquelle ma vie serait bien morose...♥
Mes amours, je vous le dis depuis que vous êtes nés : je vous aime comme ça (en ouvrant grand les bras).

mercredi 7 juin 2017

Transition capillaire #2 : Le Big Chop c'est demain !

Depuis ce billet, la tentation de couper mes cheveux est grande. Arrêter le défrisage a fait du bien a mes cheveux - la partie naturelle et la partie défrisée - et je ne regrette vraiment pas mon choix.
Le vrai casse-tête ce sont les soins et le démêlage.
Mes racines ont besoin d'hydratation, elles sont très sèches, tandis que mes longueurs ont besoin de nutrition et de soins protéinés. Je m'efforce de faire les deux, ça prend du temps quand on vient d'avoir un bébé...
Pour démêler, je galère avec les deux textures. Pas de problème pour la partie défrisée, mais les racines... Je n'arrive pas à séparer mes cheveux en sections, ce qui me faciliterait la tâche et qui est relativement facile sur cheveux frisés.

Autre problème, je suis NULLE en coiffures protectrices. Je ne sais pas me faire de tresses moi-même (en tout cas pas sur l'arrière de la tête). Les coiffures protectrices (tresses, tresses collées, vanilles...) c'est important en période de transition. Elles permettent au cheveux de se reposer, évitent les manipulations et le brossages intensifs et quel gain de temps ! 
Ma Boubou portent des tresses toute la semaine et la routine du matin s'en trouve vraiment simplifiée.
Avant la naissance de Petite Fleur, je me suis fait faire des tresses avec rajouts (appelées box braids). Mon amie M s'en est chargé...ce fut épique. Je suis restée assise 14 heures, enceinte de 8 mois ! J'ai BEAUCOUP de cheveux il faut dire. Cette coiffure a bien fait pousser mes cheveux. Mais c'est long, mon amie M est désormais enceinte et en salon ça me coûterait une fortune.
Après les avoir enlevées, j'ai arboré un petit chignon et un bandeau. Comme si mes cheveux étaient courts finalement, alors pourquoi ne pas couper ?

Mes box braids (avec du blond s'il vous plait) et mon bébé

Non vraiment, il n'est plus question de reculer, j'ai envie et besoin de couper. Mais où ? Mon salon favori a fermé ses portes il y a bien longtemps...
Comme souvent, Twitter et mes blogs fétiches m'ont bien aidée. J'ai gagné grâce à Virginie (qui a un blog inspirant que j'adore lire) une entrée pour le Salon Boucle d'Ebène à Paris. Manque de chance, la fièvre, prémices de la varicelle, s'est annoncée chez mon bébé le jour même et m'ont clouée à la maison alors que j'aurais pu y apprendre tellement.
Quelques jours plus tard, Virginie m'a recommandé le salon de coiffure de la créatrice du Salon Boucle d'Ebène, Aline Tacite. Le rendez-vous... c'est demain ! Et j'aurais la chance d'être relookée par Aline elle-même ! J'ai peur : de regretter, qu'une coupe courte ne m'aille pas, de ne pas savoir la gérer au quotidien, de ne plus être féminine... 
J'ai acheté plein plein de bandeaux, ressorti des boucles d'oreilles plus imposantes. Le but est d'accessoiriser ce petit afro qui m'attend.

Vingt-neuf années que je n'ai pas vu mes boucles et uniquement mes boucles. 
Demain j'ai rendez-vous avec elles ♥.