lundi 29 mai 2017

La possibilité d'une île...

Au mois d'août, pendant TOUT le mois d'août, nous serons en Guadeloupe. Un peu plus de deux mois à attendre et je vais retrouver mes sensations.

La frénésie (et les tensions) en préparant les valises - avec un bébé, c'est toujours compliqué - en checkant les cartes d'identité et les billets d'avion...

L'excitation de la veille du départ et la MAXI excitation à l'aéroport. Bon, avec tout ce qui se passe en ce moment dans les aéroports, je ne serai pas hyper rassurée, mais bon... 
Ce moment où tu ne peux plus revenir en arrière, où tu dis au revoir à la personne qui t'a déposé à Orly. Ce moment sans bagage (sauf le bagage à main et le sac du bébé) où tu sens que c'est bientôt, très bientôt, le bonheur. Pas la peine de parler du décollage, où tu bailles dix fois pour ne pas avoir mal aux oreilles, où bébé tète pour la même raison.
Vue du ciel... (moi je serai en haut à gauche !)

Ces huit heures interminables (à l'aller, parce qu'au retour ça file vite) - avec un bébé c'est toujours compliqué - où tu t'occupes comme tu peux. Un film, un livre, encore un film, une tétée, un repas, des siestes... Ces huit heures où j'essaie de ne pas aller faire pipi (phobie des toilettes de l'avion...), où j'essaie de fermer les yeux...
Suivre sur l'écran la progression de l'avion... Puis la descente, ça y est, mes yeux me picotent.
Rassembler le bazar les affaires qu'on a éparpillé autour de nous, les bagages à main... La douane (où j'ai mis les papiers déjà ?), récupérer toutes les valises sur ce fichu tapis roulant.

Et déjà la chaleur. Comme une chape d'air chaud qui te tombe dessus et encore les yeux qui picotent. A travers une grande baie vitrée, je les cherche. Je sais qu'ils me cherchent aussi du regard. Ma famille. Papa, ma sœur, ce nouveau beau-frère que je ne connais pas. 
Je les vois. Mes yeux ne me picotent plus du tout. Je pleure déjà mais je suis rarement la seule.
De ma chambre, je vois ça ♥
Des bisous, les yeux de mon Papa (mon pilier, ma référence, le tout premier homme de vie, mon papou, mon premier je t'aime) qui brillent. Je les embrasse, je pleure, c'est le bonheur.

La Guadeloupe je n'y suis pas née mais j'y ai passé des vacances en famille. J'y ai appris à cuisiner, à moudre du café à la main, à me soigner la peau par les plantes.
La Guadeloupe c'est mon port d'attache, mon île, mes racines blanches et noires, ma mer, ma plage, mon soleil. La Guadeloupe, c'est payer très cher pour rentrer à la maison, pour voir Papa dans sa retraite paisible après des décennies en métropole.
La Guadeloupe, c'est, c'est... ça sera en août. Je vous ai dit que j'étais tout sauf patiente ?

La Guadeloupe, c'est aussi le truc que j'ai en commun avec mon ami Papacube, qui en parle ici. A quelques mois près il aurait pu me dessiner avec ma marmaille sur la plage de Deshaies...


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