mardi 24 janvier 2017

Lisse...?


Ce billet menace d'être long, je préfère prévenir...

Ma Boubou a une belle-maman depuis plus d'un an. Et je n'en suis pas jalouse, bien au contraire. Force est de constater que je retrouve ma précieuse le dimanche soir bien soignée, habillée avec plus de goût (son papa est le roi du dépareillé) et surtout, correctement coiffée.
La Boubou est blonde foncée, avec des cheveux très bouclés et des yeux, qui après avoir été gris puis bleus, ont décidé de rester verts. Elle est superbe et non, les métisses ne sont pas les plus beaux mais ce mélange d'Outre-mer, de Normandie avec un brin d'Algérie en prime en fait une gamine vraiment vraiment superbe (ce blog n'est pas un média objectif). Avec une crinière dorée très claire en été, plus foncée en hiver et toujours compliquée à dompter.

Je me souviens encore de ce premier été où je l'ai retrouvée après 15 jours de séparation avec une sorte d'énorme nœud à la place de sa chevelure. 
C'est nettement mieux et surtout réconfortant de savoir qu'il y a une femme auprès d'elle maintenant (les papas assurent hein, mais j'en ai jamais vu qui savait discipliner une crinière). Même si parfois, à distance, nos différences de point de vue s'affrontent. 

Mais je digresse. Revenons-en à ses cheveux. Je ne les coupe quasiment jamais. Un petit centimètre à peine quand il y a trop de fourches. C'est beaucoup de boulot, beaucoup d'entretien une chevelure bouclée. Une fois par semaine, je lui fais des tresses pour éviter le casse-tête du brossage le matin. Une fois par semaine, elle a droit à son instant cocooning avec Maman : le bain, le shampoing et un vrai soin avec un masque qui repose longtemps, fabriqué avec mes petites mains (et le film alimentaire par dessus pour bien faire pénétrer).
Au naturel... ♥

Tressage de la semaine - ça tient plusieurs jours

Ce dimanche, elle est rentrée de son week-end, arborant une queue de cheval et des cheveux parfaitement lisses. Je ne sais pas si ce sont les hormones, mais j'en ai pleuré de rage. A 8 mois de grossesse quasiment, j'ai préféré éviter une confrontation sanglante (j'avais un couteau à steak dans la main), surtout que les relations sont vraiment très apaisées avec son papa. Donc l'essentiel de ma hargne a été pour le mur et pour le Chéri. 
Je ne veux pas qu'on lui lisse les cheveux ! Même si elle aime ça. Je ne sais pas si je suis vieux jeu, je ne sais pas si j'ai raison de râler alors que c'est "juste pour une fois [...] juste un brushing..."
Je préfère attendre qu'elle soit ado avant de vouloir modifier chimiquement ou avec un lisseur, ses cheveux. 

Je devais avoir 6 ans la première fois que ma mère nous a défrisé chimiquement les cheveux à ma soeur et à moi. Sans doute pas par facilité puisque nos cheveux étaient relativement "faciles" à cause du métissage (le père de mon père était blanc). J'avais en horreur ces séances tous les 2 mois, l'odeur du produit, les brûlures puis les petites croûtes qui en résultaient.
On ne nous a pas laissé le choix. On ne nous a pas appris à aimer nos boucles, à les discipliner quand elles devenaient gênantes, à les hydrater pour qu'elles restent belles et souples... Aujourd'hui, de nombreuses blogueuses en parlent, donnent des conseils et des marques de qualité s'engagent dans des gammes pour cheveux afros/métissés naturels.
Mais avec le temps j'ai pris le pli et aujourd'hui encore je le fais. A chaque fois je me dis que je devrais arrêter. A quoi bon militer à la maison pour les bonnes choses, le bon fromage, les bons légumes, revoir l'ensemble de mes placards ménage et beauté si c'est pour se coller des saloperies soit disant sans soude sur les cheveux ? Je n'ai pas franchi le cap du big chop (couper les longueurs défrisées et ne laisser que le cheveux naturel - donc passer par une phase "courte") ou de la transition longue (laisser les cheveux naturels repousser en laissant les longueurs lisses - dure cohabitation).
J'y pense parfois. A un petit afro sympa façon Aïssa Maïga, avec de gros anneaux d'or aux oreilles...
Bouclés !
Cette histoire de lisseur me replonge dans ma réflexion. J'ai fait de la peine à ma fille en l'accueillant d'un "oh nooooooon mais qu'est-ce que c'est que ça ??" à peine la porte ouverte. Je l'ai plongée dans une réflexion pas simple pour son âge. "Je t'adore quelque soit ta coiffure mais tu sais, tu n'as pas besoin de ressembler à quelqu'un d'autre pour être belle. C'est bien d'être naturelle tu sais..."
Sans oublier la bonne dose d'hypocrisie qui va avec... "Reste naturelle chérie. Attends, je vais me défriser les cheveux pendant que tu mates la Reine des Neiges !"

Bref, j'avais un peu besoin de sortir tout ça de ma tête. Et de rappeler que l'emploi d'un lisseur sur le cheveu immature, ça craint (ce n'est que mon avis et celui des pros) :

Le bon sens doit être de mise. Il n’est pas envisageable d’utiliser un lisseur sur une jeune enfant, quelle que soit sa longueur de cheveux et sa frisure. Les enfants peuvent avoir des gestes incontrôlés et imprévisibles. Avec des plaques chauffant à plus de 200 degrés, l’accident est vite arrivé. De plus, leurs cheveux, souvent très fins, sont très fragiles et craignent la chaleur excessive du lisseur. Le risque de brûlure est réel. N’oublions pas que les enfants ne sont pas des poupées ! L’utilisation du fer à lisser pour les enfants n’est donc pas recommandée.

Le temps viendra assez vite où nos toutes petites deviendront des femmes qui aimeront s'apprêter à outrance, se maquiller et arborer toutes sortes de coiffures naturelles ou non. Je n'ai pas envie qu'on grille les étapes, je n'ai pas envie d'en faire une petite fille avec d'autres préoccupations de beauté que celles de son âge (où est mon t-shirt de la reine des neiges ? - Je peux avoir ta tablette pendant que tu me démêles les cheveux ? - Je peux mettre une robe ? - Je peux m'habiller en rose/violet ?).
Laissons donc nos petites filles être des petites filles...

Quant à moi, la réflexion du retour au naturel ne me quitte pas.

mardi 17 janvier 2017

Grosse fatigue, plaintes et lamentations

J'ai pas disparu ni accouché prématurément. Aujourd'hui, je traîne mes 35 semaines d'aménorrhée avec une espèce de lassitude générale. Croyez-moi, aucune d'entre vous n'aimerait m'avoir chez elle.
Je ne suis que plaintes et lamentations.
Ma grand-mère de Guadeloupe a cette manie de répondre "NON" au téléphone quand je lui demande si ça va, ce qui a le don de me gonfler au plus haut point. Et bien voilà, c'est fait, je lui ressemble.

Cette petite grossesse de trentenaire qui s'annonçait comme une partie de rigolade (j'ai deux enfants moi, autant dire que j'ai un bac +16 en maternité), devient l'un des trucs les plus fatigants que j'ai vécus.
Je me répète comme un mantra "pense aux femmes qui ont des gamins en bas âge" - "pense aux femmes qui travaillent dans les champs", rien n'y fait. Pardon mesdames de ce manque de solidarité.

La petite surprise de la fin d'année, ça a été le diabète gestationnel. Bon, c'est MOINS PIRE que ce que j'imaginais. C'est plus un rééquilibrage alimentaire qu'un vrai régime et puis je ne suis pas trop fan de sucre. SAUF QUE. Maintenant que je n'y ai plus droit, je ne pense qu'à des Tagada Pink, un Paris-Brest géant, du pain à volonté, une grosse assiette de riz blanc, la bûche glacée non entamée parfum passion-coco qui est dans mon congélateur, manger 5 clémentines d'affilée. J'ai déjà parlé du Paris-Brest ?

Il y a eu aussi la petite anémie sévère qui me donne droit à de super comprimés de fer. Qui ont verrouillé mon transit alors que jusqu'ici tout allait très bien.
Dieu merci, j'ai le wifi dans les toilettes ♥.

Et enfin, la petite sciatique qui va bien. En mille fois pire que la dernière fois. Un faux mouvement et je me tiens comme une petite vieille pendant des heures.

Là, j'en étais à 33 SA

Et ma petite locataire alors ? Elle pète le feu. Poids estimé ce samedi : 2,2 kilos 😱. Je n'ai jamais mis au monde de bébé de plus de trois kilos, autant vous dire que moi et mon frifri on flippe à mort à l'idée de sortir un gigot de 4 kilos. Je ne serais pas contre le fait qu'elle s'annonce un peu en avance cette petite fille. 
Je suis heureuse qu'elle se porte bien hein, ne vous méprenez pas.
C'est pas faute d'entendre "L'essentiel c'est que le bébé se porte bien".

Là, c'est l'échographie 3D de ma locataire. Enfin ça ressemble à ça.

Mais et moi alors ? (j'ai trente-quatre ans et demi). Allez-y, plaignez-moi, réconfortez-moi et envoyez-moi des tonnes de Paris-Brest virtuels (et de la tisane de feuille de framboisier...).

Ah, et au fait, bonne année !