mercredi 12 juillet 2017

Famille d'accueil

Nous avons adopté notre chien en refuge, à la LPA de Lille en septembre 2014. Chéri-Chéri, qui a eu un Sharpei quand il était enfant, est très attaché à cette race. Moi je voulais un chien de refuge ou d'association. Ça correspond à mon éthique personnell. En adoptant un chien, on en sauve deux : celui qui est adopté mais aussi celui qui prendra sa place au refuge
Alors nous avons été patients et c'est finalement à Lille que nous avons trouvé le Gros Russe. Son adoption fut très émouvante : nous avions trouvé et sauvé notre chien.

Depuis, nous donnons régulièrement aux refuges des environs comme la SPA de Chamarande. Ce sont des moments que notre Boubou nationale apprécie du haut de ses six ans. Et c'est toujours l'occasion d'une belle leçon de choses sur la condition animale, les abandons injustes et indignes et l'investissement personnel qu'implique l'adoption d'un animal.

Cette année, j'ai décidé d'aller un peu plus loin en devenant famille d'accueil pour l'association ARESP (Aide aux Refuges d'Espagne). Comme son nom l'indique, l'association a été crée afin de venir en aide aux refuges espagnols mais aussi français et, d'une manière générale, aux animaux en détresse ou qui sont menacés de finir sur Le Bon Coin (un animal n'est pas un objet, il est utile de le rappeler...). L'association œuvre également à la stérilisation de tous ces animaux. Pourquoi ?
La réponse en image :

Et NON, une chatte n'a pas besoin d'une portée dans sa vie.

En accord avec Chéri-Chéri, j'ai répondu à l'appel d'ARESP et nous avons accueilli de petites chattes de deux mois, blanche et rousse.
Nées au sein d'une famille de l'Essonne, d'une portée non désirée (leur maman a été stérilisée depuis), elles étaient les deux seules à ne pas avoir trouvé de famille. Pour leur éviter Le Bon Coin, nous les avons recueillies et baptisées Sansa et Shaé ♥ (Game of Thrones for ever !). Elles sont avec nous depuis trois semaines et nous espérons qu'elles trouveront une famille avant notre départ en Guadeloupe, sinon elles connaitront une nouvelle famille d'accueil au lieu d'une famille d'adoption définitive.
Être famille d'accueil est une sacrée aventure. Enrichissante, pleine de découvertes, de "ooooh !" de "attention !!!", de "mon dieu elles arrivent à passer derrière le lave vaisselle !". C'est aussi, ne nous leurrons pas, une aventure odorante si on oublie d’ôter les crottes de la litière et qu'il fait très chaud.
Au dépar, Sansa était la plus timorée et la plus trouillarde (d'où son nom !) tandis que Shaé allait volontiers au contact. Les rôles sont désormais inversés et notre petite Shaé est plus craintive et nous fuit, sauf à l'heure de la gamelle. Il nous faut alors l'appeler par son nom, la laisser nous observer et enfin, elle accepte nos câlins.
Shaé et Sansa, le jour de leur arrivée




Sansa (ses pattes sont entièrement blanches, sa sœur a une pattes rousse)

Qu'en est-il de notre chien ? Le pauvre n'a pas eu le droit de les approcher tout de suite pour des raisons sanitaires (elles devaient être vermifugées) et parce que les pauvres minettes étaient terrorisées ! Nous avons donc procédé à des mises en contact progressives et les trois sont maintenant très copains ! Sansa et Shaé subissent quotidiennement un toilettage en règle de la par du Gros Russe. Et le Gros Russe subit quotidiennement un guet-apens à base de chatons cachés derrière les meubles qui lui sautent dessus soudainement !

video


Sansa et Shaé sont adoptables dès maintenant, moyennant une participation financière. Pourquoi ? D'une part pour s'assurer du bien-fondé de la démarche des adoptants (il est rare qu'on paie pour un chaton qui finira dans le ventre d'un serpent - véridique) et d'autre par pour permettre à l'association de financer les frais vétérinaires des chatons mais aussi des chiens et chats pris en charge (certains sont recueillis malades et/ou ont besoin d'opérations couteuses.
Une adoption en refuge ou en association est acte d'amour mais aussi un acte militant. Vous trouverez beaucoup de chatons et de chiots en animalerie, souvent tout petits parce qu'ils sont retirés à leurs mères bien trop tôt (donc mal ou pas sevrés) et issus d'élevages douteux. Adopter en association demande moins d'argent et c'est nettement plus gratifiant ! Sans oublier tout l'amour (et le bazar) qui vous vont tomber dessus !
Adoptez-nous !

Si vous habitez la région parisienne et que vous voulez voir mes deux petites héroïnes et pourquoi pas, adopter l'une d'elle (ou les deux !), contactez l'association qui vous donnera la marche à suivre.
Parlez-en autour de vous, qui sait, elles séduiront peut être...

lundi 10 juillet 2017

Ma première Baby Shower

Quand Petite Fleur est venue au monde, mon amie M. était enceinte de trois mois. Elle le savait et je le savais, mais elle ne savait pas que je le savais. Ça va vous suivez ?
Le soir du réveillon du nouvel an, son mari (accessoirement l'un des meilleurs amis de Chéri-Chéri) avait un peu trop bu et s'est laissé aller à quelques confidences. Il ne s'en souvenait déjà plus le lendemain et nous les avons donc laissé profiter en amoureux de leur petit secret. Je pense qu'ils ne voulaient pas voler la vedette à notre petite fleur en bouton...

Il y a eu la naissance, puis les ennuis de santé de Petite Fleur et le retour en néonat...puis nous avons pu souffler et apprendre enfin officiellement la jolie nouvelle. Dès le début, M. m'a dit qu'elle voulait une baby shower à la fin de sa grossesse... Et je me suis promis que je ferai partie du projet.
M. fait partie de ma "nouvelle famille". Celle que m'a apportée Chéri-Chéri. Nos chéris sont presque frères et elle est devenue une sœur pour moi. Jamais de jugement, jamais de question, toujours beaucoup de confidences et de fous rires. Nos filles sont amies aussi et vont à la même école.
Ce sont eux qui ont accueilli ma Boubou à 4 heures du matin quand Petite Fleur s'est annoncée.

Avec la complicité de S. de la cousine de M., j'ai organisé pour elle une baby shower surprise... Quatre semaines de conspiration pour un résultat inespéré...

Transformer un projet en surprise totale

Il a fallu commencer par là... Faire croire à M. que nous avions "zappé" sa petite fête prénatale. Nous avions d'abord réussi à nous procurer la liste des invitées. Sa cousine, étudiante, avait toujours quelque chose à faire et moi j'éludais la question. Son mari, dans la confidence, nous rapportait fidèlement sa déception et ses critiques. Elle pensait que nous l'avions oubliée !
Patiemment, à coups de SMS, nous avons tenté de rassembler toutes celles qui étaient chères à son cœur. Pas mal de "oui oui on viendra, on peut emmener Unetelle et Unetelle ?", des nanas hyper partantes et enthousiastes... qui ont fini par annuler la veille ou le matin même ! La flemme de sortir un dimanche sous la pluie ? Sans doute.
Mais comme Chéri-Chéri me l'a répété "l'important ce sont les présentes, pas les absentes".
Ce dimanche matin, nous étions sur le pont à 11heures S. et moi. 
Il ne manquait que la diversion et pour ça, son mari nous a bien aidées. Il a éloigné sa femme de la maison pendant quatre heures, le temps de tout organiser, de préparer les petites choses à manger, d'attendre les retardataires et de décorer la salle (ça c'était mon job).

Le jour J et l'heure H

M. est ivoirienne, née à Abidjan. Il vous faut le savoir pour comprendre ce qu'elle appelle "l’heure africaine". Elle devait être prête à partir à 10 heures... ils ont finalement quitté la maison à 11 heures ! Direction, quelques magasins de puériculture... puis Ikea, pour nous permettre d'attendre encore quelques personnes.
Pendant ce temps là, je soignais ma déco. J'ai acheté plein de petites choses séparément pour faire une belle corbeille garnie en guise de centre de table : du liniment Babysoin de Cooper (composition irréprochable), des tonnes de sérum physiologique (what else ?), des couches bio, des dragées, un mug un peu kitsch... J'ai terminé la veille et j'étais assez fière du résultat !

C'est beau !
J'ai écumé les magasins de bricoles : Babou, la Foir'Fouille, le Géant de la fête... Je voulais un thème vert anis et blanc parce qu'elle adore ces couleurs, dont elle rêve pour son mariage. J'ai préparé une table assez épurée parce qu'il y avait pas mal de choses à manger et grignoter qui allaient arriver.
J'ai terminé une vieille bouteille d'hélium qui restait d'un mariage, de quoi gonfler pile poil 6 ballons !
Les copines arrivées plus tard pour prêter main forte ont adoré et moi, une fois encore j'ai été fière de moi. A ce moment-là, le stress était à son comble - la surprise allait-elle être totale ?

C'est beau (bis)



Tadaaa !
 
Jolis ballons


Vers 14 heures nous étions au complet. Nous avons donc donné le feu vert à son mari qui la baladait (enceinte de 7 mois je le rappelle) depuis 11 heures du matin. Elle était donc énervée, fatiguée et commençait à s'agacer d'arpenter Autour de Bébé puis Ikea (un dimanche !) sans rien acheter du tout. Et M. est arrivée ! Sa cousine, qui a les clés depuis longtemps, l'attendait. Il fallait donc trouver une excuse pour la faire descendre au sous-sol où se déroulait la fête. Elle n'a pas voulu tout de suite !
Et finalement, j'ai entendu ses pas dans l'escalier. J'ai allumé la musique, sa chanson ivoirienne préférée...
Elle est apparue, toute ronde, le visage fermé et a mis quelques secondes à comprendre.

SUUUUUUURPRIIIIISE !!!

Elle a mis les mains sur son visage...puis est repartie en sens inverse, remontant l'escalier en courant. En haut de l'escalier, nous l'avons rejointe, en larmes, bouleversée, reconnaissante.
Elle nous est tombée dans les bras en nous grondant copieusement et j'ai pris ma dose d'engueulades larmoyantes croyez-moi :

- "Toi ! Toi ! Tu m'as bien eu ! J'ai rien deviné !"

C'était fort, très fort. Les invitées ont bien pleuré aussi.

Le Gender Reveal Cake

La cerise sur le gâteau a été de découvrir le sexe du bébé en même tant que la future maman. Lors de la seconde échographie, l'échographe a inscrit le sexe sur un petit papier que seul le papa a pu consulter.
Ils avaient décidé que M. apprendrait la nouvelle dans un Gender Reveal Cake, pour que la baby shower à l'américaine soit parfaite.
Même si M. pensait que nous l'avions oubliée, elle ne connaissait toujours pas le sexe du bébé et s'était résignée à l'apprendre le jour de la naissance. Son mari a tenu à respecter son idée de départ en commandant un super gâteau (et des cupcakes !) qu'elle a découpé...

Alors ? Alors ?


Après une petite fille en 2012, M. accueillera en août 2017...

It's a... GIRL (on est cernés par les baby gonzesses)
La journée enfin la soirée, s'est terminée à 23 heures. Jeux, grignotage, rigolades, jeux, grignotage rigolades et enfin danse !
Petite Fleur a été un trésor de patience ce jour-là, baladée dans son sling pendant que je m'affairais aux préparatifs.
Ce fut une belle journée que je n'oublierai pas...

jeudi 22 juin 2017

Vos papiers s'il vous plait !

Encore un petit mois et dix jours avant le grand départ pour ma chère Guadeloupe. Ça me parait encore bien lointain alors à part "crème solaire bébé bio", écrit à l'arrache sur un bout de papier, je n'ai rien préparé.
Nous savions à la naissance de Petite Fleur qu'elle devrait avoir sa carte d'identité très tôt. Hélas, en bonne procrastineuse, je me suis pointée à la mairie lundi matin pour m'entendre dire "c'est sur rendez-vous depuis le 1er mars de cette année et de toute façon, on n'est surchargés jusqu'en septembre ! Essayez une autre mairie !".
Je suis restée cool et je suis repartie en plein cagnard avec ma fille et une liste de toutes les mairies d'ile de France habilitées à délivrer des cartes d'identité et des passeports.

N'attendez pas la dernière minute !!!!

Douze millions d'appels plus tard (j'exagère à peine), une dame très gentille (ça n'a pas été le cas de tous) m'a fortement conseillé de m'éloigner de la région parisienne, petite et grande couronne confondues.
La grand-mère de Chéri-Chéri résidant dans la campagne angevine, j'ai appelé la mairie du grand village d'à côté qui pouvait me recevoir deux jours plus tard (mercredi dernier donc). J'ai bien vérifié que j'avais tout ce qu'il fallait : extrait de naissance de Petite Fleur, justificatif de domicile, le Chéri-Pacs, les photos...
SOU-LA-GEE j'étais.

Et puis, mon petit doigt m'a dit de vérifier le passeport de la Boubou, même si j'étais SURE qu'un passeport c'est valable 10 ans. Et là... j'ai pris le "date d'expiration 11-2016" en pleine face. 
J'ai lu et relu tout et n'importe quoi sur internet sur le fait de voyager avec des papiers périmés. 
Un douanier nous laisserait-il embarquer en laissant un de nos enfants derrière nous ?
Les yeux verts de la Boubou suffiraient-il à faire plier les forces de l'ordre ? Après tout ça marche très bien sur moi, son petit regard de Chat Potté.
Et si je montrais mes seins au douanier ? Ça risque de coincer par rapport à Chéri-Chéri mais il veut qu'on parte en famille oui ou non ? 

Je fais des blagues mais en fait je pleurais des larmes de sang (j'exagère à peine). Je me suis maudite, traitée d'idiote décérébrée et de tête en l'air.
Et j'ai rappelé ma mairie de province en mode stress total. Le monsieur très gentil m'a rassurée : on allait faire les deux en même temps !

Mardi soir, j'ai pris la route et après trois heures de voiture sous le cagnard (encore) avec Petite Fleur, nous avons passé une bonne nuit à la fraîche dans la vieille maison aux murs épais de Mamie "Taxi".
Le lendemain, c'était bouclé. Sous réserve que nos dossiers ne soient pas rejetés pour X raison : documents invalidés, papiers manquants...
En juillet, mes filles auront donc des papiers officiels. Pitié, faites que ce soit dans trois semaines et pas plus !!

Merci au personnel de cette charmante mairie, moi je dis vive l'Anjou !

Jeudi soir, après trois heures de route sous le cagnard (je meurs) avec Petite Fleur, j'ai eu une bouffée d'angoisse. J'ai appelé mon Grand. Et si ? Non, non, ce serait le comble...

Sa carte d'identité est à jour. OUF !

mercredi 14 juin 2017

Transition capillaire #3 : Mon big chop au Boucle d'Ebene Studio

Et voilà, c'est fait ! Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez pu voir ma trombine transformée. Mercredi 8 juin, j'ai fait le grand saut du Big Chop mais j'ai eu besoin d'aide. Beaucoup font le choix de couper seules les pointes défrisées, moi je n'ai pas pris ce risque. J'ai encore en mémoire ce jour où j'ai décidé de réparer moi-même mon ordinateur - j'ai ouvert l'unité centrale et... Enfin bref, c'est pas un bon souvenir et dans certains cas, croyez-moi, il faut laisser faire les pros !!!

Si vous avez loupé le début, j'avais tellement de mal à gérer mes deux textures (pointes défrisées et racines frisées) que je mettais des bandeaux tous les jours en calant les longueurs dedans. Je n'arrivais même plus à brosser et à faire pénétrer les soins !
Le bandeau style avec les cheveux ratatinés dessous

Il me fallait donc LE salon de coiffure, pas n'importe lequel parce que mon cahier des charges était précis et exigeant, je voulais :

1 - Un salon spécialiste des cheveux bouclés, frisés, crépus. Pas un salon qui coiffe seulement ce type de cheveux mais un salon qui les CONNAISSE (la nuance est grande) : leur problématique, leurs besoins (qui ne sont pas les mêmes suivant leur texture)...

2 - Un salon feel good. Quand j'étais petite, j'ai beaucoup fréquenté avec ma mère ce que j'appelle (un peu méchamment) des boui-boui : des salons sales, bruyants, qui sentaient le cheveu brûlé par le fer à lisser et qui ressemblaient à tout sauf à une pause beauté. On y restait des heures entières...
Or, je viens d'avoir un bébé et j'avais vraiment besoin d'un petit sas de détente pour me retrouver (pas simple en y allant avec bébé mais au moins m'en approcher).

3 - Des conseils sur les soins et la routine à adopter après la coupe pour ne pas reproduire mes anciennes erreurs mais aussi pour apprendre à entretenir et aimer ma nouvelle coupe. Sans pour autant me pousser à acheter un tas de produits que je n'utiliserai pas par manque de temps (ne mentez pas, je SAIS que vous êtes déjà repartie d'un salon avec la gamme complète de chez Floréal-ultra doux-tes cheveux sont doux mais tu es à découvert-bisou).

4 -  Trouver MON salon. Un endroit où je retournerais avec plaisir montrer et entretenir mon joli nuage noir et me retrouver en tant que nana. Et vivre ce moment délicieux où tu te laisses shampouiner en fermant les yeux...

Bref, comme je vous le disais la veille du grand jour, j'ai osé demander à Virginie de me conseiller et mercredi, mon bébé sous le bras (enfin dans la voiture), j'ai poussé la porte du Boucle d'Ebene Studio (Salon by BE).


J'ai été accueillie par Aline et son équipe et surprise, je n'étais pas la seule à venir avec un minipouce puisqu'une autre jeune maman était elle aussi venue faire son big chop avec une petite fille du même âge que Petite Fleur.

Ma place ♥

J'ai patienté peu de temps, puis Aline est venue s'occuper du diagnostic de mes cheveux. Elle a coupé quelques pointes pour dégrossir un peu la masse de pointes défrisées puis m'a fait un bon shampooing. Ensuite elle a posé un soin en me massant les cheveux (soupir d'extase).
Et enfin, elle a coupé mes cheveux. Je vous avoue que ça fait quand même un sacré choc de voir mes longueurs par terre. Je leur ai dit au revoir avec une boule dans la gorge. Je les ai regardées, toutes éclaircies par l'été dernier et le soleil de Cavaillon, mais aussi sèches et en mauvaise santé.
Je ne me suis pas regardée dans le miroir. Avant qu'Aline ne les fasse disparaitre à grands coups de balai, je les ai prises en photo. Adieu les défrisages chimiques, les brûlures du cuir chevelu mais aussi la sensation artificielle des cheveux au vent !
Ma petite poupée s'est endormie dans mes bras au dernier coup de ciseaux...
Et voilà !

Quand je me suis regardée dans le miroir, j'ai trouvé ça...bizarre ! J'avais une belle couronne noire, dense et frisée. Aline m'a expliqué que j'avais BEAUCOUP de cheveux, et que ce nouveau départ allait leur faire du bien. Je ne lui ai demandé qu'une seule chose : qu'elle me conseille une routine capillaire avec des produits sains.
C'est une femme douce et très pédagogue qui a su m'expliquer très simplement ce qui allait changer et le plus important, ce qu'étaient mes cheveux. Elle sait de quoi elle parle et elle en parle bien. Ce qui est certain c'est que je ne connaissais pas du tout mes cheveux. Je sais aujourd'hui qu'ils sont très secs et ont besoin d'hydratation, de beaucoup d'hydratation.
J'avais déjà un shampooing et un après-shampooing nourrissant à la maison mais rien pour nourrir et hydrater. Aline m'a recommandé une texture crèmeou butter cream à appliquer tous les jours ou tous les deux jours, mes cheveux étant très crépus, la texture des laits capillaires ne leur convient pas. La crème qu'elle a appliquée sur mes cheveux et que j'ai achetée sent divinement bon et sa composition respecte bien ma nouvelle éthique.
Ensuite, elle m'a coiffée au peigne mais le résultat n'était pas encore ce que je voulais. Je trouvais que ça faisait "casque" et que ça manquait de féminité et je pense qu'Aline a vu que ça n'était pas encore "ça".

"Si vous voulez, on peut mettre un peu de folie à tout ça ?". Et elle a commencé à balayer les mains dans mes cheveux, créant plus de reliefs et de tortilles. J'ai souri, on était sur le bon chemin.
Pour peaufiner l'effet twist, elle a utilisé une éponge magique qui a créé encore tout plein de tortilles très jolies. Et voilà le résultat !

 Je me suis vue dans le miroir, et j'ai aimé. J'avais tellement peur de ne ressembler à rien, de ne plus être féminine...

"C'est beau, j'aime bien..."

Aline m'a répondu "C'est vous". Et elle avait tellement raison.
Tadaaaa !
Eponge magique : mouiller les cheveux, tourner sans appuyer puis admirer les tortilles !

J'ai été contente du résultat même si je sais qu'il va falloir que je m'habitue. J'ai ressenti une grande liberté et une sorte de rupture avec les choses qu'on m'avait inculquées : cheveux lisses sinon rien, cheveux longs sinon rien... Je ne sais pas si cette longueur me conviendra à terme, mais je sais que les défrisages chimiques et moi c'est terminé.
J'ai eu aussi une furieuse envie de me maquiller, j'ai réalisé que j'avais le teint brouillé et fatigué (merci bébé !). Cette jolie coupe méritait aussi de belles boucles d'oreilles plus imposantes que mes petits clous en or gris.

Une semaine plus tard, je le vis comment ? J'ai plus de temps le matin pour gérer les filles : je me mets un coup de vapo maison (eau+aloe vera) pour hydrater mes boucles puis je scelle l'hydratation avec ma crème Magic Twist de chez Les Secrets de Loly que j'applique en massant les cheveux et le cuir chevelu. Si je veux des petites tortilles, j'utilise mon éponge magique (que j'ai achetée aussitôt arrivée à la maison !) sinon je laisse mes cheveux comme ça.
Alors oui, ça fait court à cause du shrinkage, comprenez "effet ressort" du cheveu frisé. Ça se voit moins quand les cheveux sont mouillés mais une fois sec les frisettes se rétractent et se serrent. Ça me gêne certains matins et d'autres non.
Autour de moi, les avis sont mitigés : mon chéri aime bien mais il lui a fallu 2/3 jours pour s'habituer.
La Boubou a eu cette phrase mémorable "heu, je ne comprends pas du tout pourquoi tu t'es coupée les cheveux !".
Le Grand n'a pas aimé du tout mais il s'est montré très curieux de ma routine capillaire et je crois qu'il a commencé à apprécier quand il m'a vu maquillée et avec un bandeau !

J'ai remercié Aline dix fois jeudi dernier et je la remercie à nouveau. Cette femme vous réconcilie avec les salons afro et vous réconcilie avec vos cheveux. J'y retournerais sans hésiter et j'ai même très envie d'y emmener la Boubou pour lui trouver aussi une bonne routine de soin.
Merci Virginie pour cette bonne adresse, dans cette ville où j'ai grandi. Une forme de retour aux sources en quelques sortes...

Salon de coiffure Boucle d'Ebene Studio
3 avenue Henri Ravera
92220 BAGNEUX
09 81 30 82 46

lundi 12 juin 2017

Mon petit casting de rêve

On ne peut pas dire que notre film est un modèle du genre "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Non vraiment pas. Là on se dirige plutôt vers "elle se maria une fois alors qu'elle avait déjà un garçon et puis elle a eu une fille et puis et puis...".

Je ne sais pas pour vous, mères de familles recomposées (donc préalablement décomposées), mais je suis toujours un peu mal à l'aise quand il faut "raconter" les pourquoi et les parce que. Les pourquoi pas tous le même nom de famille, pourquoi une autre union et un autre enfant d'ailleurs. Certes, parfois, "ça te regarde pas" ou "de quoi je me mêle ?", ça met fin au débat mais pas à la petite boule qui gonfle en hurlant "mais que vont-ils penser de moi ?". 
Et puis, je regarde mes Trois, qui comprennent ou qui ont compris, avec mes mots, nos mots, des livres parfois et qui sont une vraie fratrie, même avec toutes ces années qui les séparent et leurs histoires qui s'entremêlent.

Alors mon film n'est pas un modèle du genre mais ses héros, mes personnages principaux, eux vraiment, ce sont des modèles.

Le Grand, héros malgré lui
Avec le Grand (que vous avez connu sous le nom de Grand Haricot sur l'ancien blog), nous venons de vivre trois années très compliquées qui viennent juste de prendre de fin. Il est celui des trois qui me ressemble le plus physiquement et dans ses goûts. Il aime lire, il aime le français et a une finesse incroyable. JAMAIS il ne prendra le risque de m'écrire en écriture textologique parce qu'il sait que je déteste ça. Il est TRES doué en orthographe et très doué à l'école d'une manière générale. Même en maths, du coup on pourrait douter que cet enfant soit de moi. Cette facilité lui fait souvent penser qu'il peut se dédouaner de tout le reste (petites corvées etc) mais je veille au grain. 
C'est mon premier enfant, né alors que je n'avais pas encore 18 ans. Pour lui, je me suis accrochée à mes études longues et j'ai bossé plus dur que jamais. Pour lui je voulais toujours être la meilleure. Ça me fait rire aujourd'hui : je voulais tout le temps qu'il soit propre sur lui et il m'a fallu quelques mois pour me détendre et accepter qu'un gamin plein de terre est un gamin qui a joué.
Il a mangé des blédina (et même de la Blédine dans ses biberons le pauvre) et plein de trucs pas bio et pas faits maison, mais il se porte bien. 
Il a 17 ans aujourd'hui et il va passer le bac français. Il termine l'année avec les félicitations et un comportement qui s'est amélioré. Je suis fière de lui parce qu'il a donné le meilleur. 
Il a cette singularité que n'ont pas ses sœurs d'avoir eu sa maman pour lui tout seul pendant 6 ans. Il a été un bébé parfait comme on en voit dans les livres. Il a fait ses nuits tôt, aimait jouer seul pendant que je révisais, et il a eu un allaitement mixte comme sur des roulettes. Comme s'il savait que Maman avait besoin de ça... Il est celui qui a eu la maman la plus pêchue. Je sortais en boîte fêter mes exams, j'attendais qu'il dorme pour partir et de retour à 6 heures je rempilais sur un biberon (je ne pourrais plus faire ça aujourd'hui, la moindre nuit blanche me rend KO pour 8 jours !).
J'ai cru ne jamais pouvoir encaisser son départ à 14 ans, pour "voir ce que ça fait de vivre avec papa". Mon cœur lui en a voulu pendant des mois (des années ?) et ça se manifestait par une sorte de mur entre nous deux qui s'est effrité pour enfin s'effondrer.
Que vous dire d'autre ? Il est infiniment grand et dépasse le mètre 80, infiniment mince alors qu'il mange comme quatre ou plutôt comme dix ! Il a du mal à lâcher son téléphone mais il suffit d'un regard pour qu'il comprenne qu'il doit le remiser au fond de son sac. Parfois je me dis que je ne sais pas y faire avec lui et que les ados c'est pas mon truc. Et puis il m'appelle, me demande mon avis, se confie sur ce qui le tracasse et je me dis que je ne suis pas si mal. Je sus fière de lui et fière de nous parce que nous avons connu des moments difficiles quand il était petit.
Son joli prénom commence par un M.

Mon Grand et ma toute petite

La Boubou, ma cosette tout en musique
Ma Boubou... (aka la Fève sur l'ancien blog mais Boubou lui va si bien dans la vraie vie). Que vous dire de cette petite fille châtain l'hiver et blonde l'été... Elle a été mon bébé-fusion. Collée à moi tout le temps. Dans mon lit, dans mes bras, allaitée pendant... 21 mois ! C'est une petite fille qui prend son temps depuis toujours. Du temps pour arrêter le sein, du temps pour marcher (19 mois !), du temps pour être propre. Aujourd'hui, elle prend son temps aussi pour dessiner la "robe de mode" parfaite - "c'est une collection très chère Maman, ça coute 6 euros !" - pour s'habiller le matin, pour manger, pour raconter des histoires... 
Pour comprendre les choses, il lui faut des livres. Autant vous dire qu'à 6 ans, elle a déjà une grosse bibliothèque. Elle a des petites phrases que sa maîtresse appelle les "sorties de la Boubou".
Pendant la varicelle : "J'étais tellement heureuse Maman quand j'avais pas de boutons !"
Après ma coupe de cheveux : "Je ne comprends pas du tout pourquoi tu t'es coupée les cheveux, mais c'est ta liberté...un peu comme Vaiana !"
A l'école : "Maîtresse, pas la peine de me gronder, si je ne me tais pas c'est paske t'as pas demandé le silence !"
Elle est tellement belle que je me demande comment c'est possible. Son sourire, c'est du miel. La Boubou est aussi une petite cosette en puissance. La mine triste, les épaules basses, jamais contente, tout le malheur du monde sur ses épaules. Parce qu'elle ne peut pas aller chez sa copine après l'école, parce qu'elle ne peut pas avoir la poupée Vaiana tout de suite, parce qu'elle ne peut pas manger de cookies au dîner. Elle idolâtre son papa et sa maman et c'est aussi le pot de colle de son beau-père, encore plus depuis qu'elle n'est plus la seule petite fille de la maison.
Elle aime la musique par dessus tout. Elle ne peut pas jouer seule dans sa chambre sans le fond sonore de sa petite radio, ce qui la rend incollable sur les tubes du moment. Elle a la musique au cœur et au corps. Je l'ai filmée en train de chanter (en yaourt) et de danser sur Shape of You d'Ed Sheeran, c'est à pleurer tellement c'est beau. 
Ce qu'elle tient de moi ? C'est l'amie des animaux et de la nature. Ses sorties préférées sont la cueillette (je pense qu'on a testé toutes celle d'Ile de France !) et le refuge pour animaux où elle dépose des draps et des croquettes et demande à adopter "les petits chats, juste un ou deux". Elle se débrouille bien sur son poney et elle veut continuer l'année prochaine (je pleure en pensant au prix à l'année...). Elle aime le violet, les robes qui tournent et les princesses.
Aux présidentielles, elle aimait bien "la dame blonde" (qu'elle appelle Marine Bleupen), du coup je lui ai expliqué un peu ses idées à la dame, alors elle s'est rabattue sur "Bénoit" (l'accent est important) puis sur Macron même si "sa femme aurait pu mettre du violet quand même !". C'est encore mon bébé, qui regarde Koh Lanta dans mes bras et ne s'endort pas sans mon bisou...
Son prénom commence par un E et lui va comme un gant.
Petite fille bronzée et beagle abandonnés

Petite Fleur, le bébé gym-tonic
Petite Fleur ferme le trio. Surveillée comme le lait sur le feu, née avec trois semaines et réhospitalisée à cause d'une jaunisse tenace. Petite Fleur a fait vaciller toutes mes certitudes sur l'allaitement alors que je pensais être hyper bien rodée : muguet, candidose (miam), mauvaise position, nous avons mis du temps pour trouver notre rythme. Elle est petite et potelée mais comme sa sœur, elle prend son temps pour prendre du poids. Ses plus beaux sourires sont pour son grand frère.
Elle est plus tonique et motrice que les deux grands : elle se retourne déjà et arrive à se déplacer sur le grand lit. Elle aime bien nous filer des coups de poings et des coups de pied mais on lui pardonne tout, même quand elle nous fait pipi dessus, ce qui arrive trois fois par jour.
Elle pète très très souvent et ça la fait rire. La varicelle l'a rendue nerveuse et colérique et a perturbé son sommeil. On ressemble à des hiboux, on est sur les rotules, mais on lui pardonne. 
Elle a un petit cou qui sent bon le lait et le bébé et des pieds tout doux... C'est un bébé quoi. Mais le plus beau bébé forcément.
Son petit prénom commence par un R (facile à deviner !).
Bébé chat ♥


Voilà mes petits, mes amours, ma vie. Des enfants, des guerriers des mésaventures familiales, mes trois mousquetaires qui jouent ensemble malgré leurs années d'écart. 
M, E, R... "Il manque le E pour faire MERE" nous a dit la Boubou.
"Ou le A pour faire AMER !" j'ai répondu après une nuit sans sommeil.
Ils sont ma mer à moi, pleine de vagues et de tempêtes mais sans laquelle ma vie serait bien morose...♥
Mes amours, je vous le dis depuis que vous êtes nés : je vous aime comme ça (en ouvrant grand les bras).

mercredi 7 juin 2017

Transition capillaire #2 : Le Big Chop c'est demain !

Depuis ce billet, la tentation de couper mes cheveux est grande. Arrêter le défrisage a fait du bien a mes cheveux - la partie naturelle et la partie défrisée - et je ne regrette vraiment pas mon choix.
Le vrai casse-tête ce sont les soins et le démêlage.
Mes racines ont besoin d'hydratation, elles sont très sèches, tandis que mes longueurs ont besoin de nutrition et de soins protéinés. Je m'efforce de faire les deux, ça prend du temps quand on vient d'avoir un bébé...
Pour démêler, je galère avec les deux textures. Pas de problème pour la partie défrisée, mais les racines... Je n'arrive pas à séparer mes cheveux en sections, ce qui me faciliterait la tâche et qui est relativement facile sur cheveux frisés.

Autre problème, je suis NULLE en coiffures protectrices. Je ne sais pas me faire de tresses moi-même (en tout cas pas sur l'arrière de la tête). Les coiffures protectrices (tresses, tresses collées, vanilles...) c'est important en période de transition. Elles permettent au cheveux de se reposer, évitent les manipulations et le brossages intensifs et quel gain de temps ! 
Ma Boubou portent des tresses toute la semaine et la routine du matin s'en trouve vraiment simplifiée.
Avant la naissance de Petite Fleur, je me suis fait faire des tresses avec rajouts (appelées box braids). Mon amie M s'en est chargé...ce fut épique. Je suis restée assise 14 heures, enceinte de 8 mois ! J'ai BEAUCOUP de cheveux il faut dire. Cette coiffure a bien fait pousser mes cheveux. Mais c'est long, mon amie M est désormais enceinte et en salon ça me coûterait une fortune.
Après les avoir enlevées, j'ai arboré un petit chignon et un bandeau. Comme si mes cheveux étaient courts finalement, alors pourquoi ne pas couper ?

Mes box braids (avec du blond s'il vous plait) et mon bébé

Non vraiment, il n'est plus question de reculer, j'ai envie et besoin de couper. Mais où ? Mon salon favori a fermé ses portes il y a bien longtemps...
Comme souvent, Twitter et mes blogs fétiches m'ont bien aidée. J'ai gagné grâce à Virginie (qui a un blog inspirant que j'adore lire) une entrée pour le Salon Boucle d'Ebène à Paris. Manque de chance, la fièvre, prémices de la varicelle, s'est annoncée chez mon bébé le jour même et m'ont clouée à la maison alors que j'aurais pu y apprendre tellement.
Quelques jours plus tard, Virginie m'a recommandé le salon de coiffure de la créatrice du Salon Boucle d'Ebène, Aline Tacite. Le rendez-vous... c'est demain ! Et j'aurais la chance d'être relookée par Aline elle-même ! J'ai peur : de regretter, qu'une coupe courte ne m'aille pas, de ne pas savoir la gérer au quotidien, de ne plus être féminine... 
J'ai acheté plein plein de bandeaux, ressorti des boucles d'oreilles plus imposantes. Le but est d'accessoiriser ce petit afro qui m'attend.

Vingt-neuf années que je n'ai pas vu mes boucles et uniquement mes boucles. 
Demain j'ai rendez-vous avec elles ♥.

mercredi 31 mai 2017

Perdre du poids avec la méthode LSDP

Avant que Petite Fleur se pointe dans mon utérus, j'avais déjà pas mal de kilos à perdre. De 2015 à 2016, j'ai un peu, beaucoup grossi. La fin d'un CDD super génial qui me faisait bouger partout et qui m'empêchait de grignoter a fait grimper le chiffre sur la balance.
Je m'étais dit "je perds 10 kilos avant d'avoir un bébé, comme ça j'en prends 10 et je les reperds direct". Ahahahaha (rire hystérique).
En, vrai, j'en avais 15 (que je juge) de trop. Ouais. Enceinte, j'ai pris 10 kilos et j'en ai perdu 3 (à cause du régime du diabète gestationnel), donc 7. Ça commençait à faire beaucoup...
Après l'accouchement, j'ai eu à nouveau le droit de manger sucré. Trois heures après le premier cri de ma fille, je mordais dans le meilleur Paris-Brest que j'ai jamais mangé. Le sucre m'avait manqué et je me suis bien trop rattrapée.
Mon bébé n'a que trois mois, il est certainement un peu tôt pour parler de régime mais je sens bien que mon corps va mieux et que je suis prête à entamer ma perte de poids. J'en ai besoin et surtout je suis prête.

La méthode LSDP
Mon amie Poulette (c'est son vrai prénom, oui oui oui) m'a parlé de l'application pour smartphone LSDP "Le Secret du Poids". Poulette, qui avait déjà un look et une pêche d'enfer a réussi à perdre ce qu'elle voulait (je dis ce qu'elle voulait parce que c'est une question de feeling et/ou de santé le poids non ?) et ses photos avant/après m'ont bluffée. 

Ça m'a motivée parce que c'est un rééquilibrage alimentaire sans privation. Il ne faut pas pour autant faire n'importe quoi ! Mais on a le droit de manger du chocolat, de se faire un petit écart junk food, de manger du pain, une viennoiserie au petit dej... 
C'est fait pour moi parce que je me connais : si je me sens frustrée, je ne tiendrai pas une semaine ! J'ai téléchargé l'appli et je me suis lancée lundi 22 mai. J'ai d'abord entré le nombre de kilos à perdre pour que l'appli calcule la dette (en multipliant le nombre de kilos par 7000 calories - et ouais). Mon amie A. qui a commencé en même temps que moi, a commencé par renseigner 5 kilos à perdre, pour que ça paraisse moins long. Moi j'y suis allée franco en indiquant tout ! Je pars donc avec une "dette" très très conséquente.
La règle est simple et basée sur l'apport calorique de la journée : 1800 calories de "budget" pour une femme. Chaque jour, j'ai donc 1800 calories à dépenser, en les répartissant dans mes repas de la journée.
Si je "dépense" mes 1800 calories pile poil, je ne grossis pas et je ne maigris pas non plus. Si je dépense plus, je grossis ; si je dépense moins, je maigris. Comme pour le budget mensuel des courses, à vous de choisir, équilibrer, dépasser, économiser ! 
Si à la fin de la journée, j'ai dépensé 1600 calories, j'ai donc économisé 200 calories.
Si j'ai dépensé 2400 calories, ça fait donc 600 calories de dette en plus. A moi de rééquilibrer le lendemain ou à un autre moment de la semaine. 

L'application
Disponible gratuitement sur iOS et Android, l'application est intuitive avec un look girly (ou pas si vous êtes un homme, les couleurs ne sont pas les mêmes). Il faut bien la parcourir avant de commencer parce que c'est une mine de recettes et les aliments pré-enregistrés sont nombreux et faciles à trouver si on passe par les catégories (pratique quand on va manger des sushis - catégorie Japonais).
Le petit personnage en bas à droite rythme les journées par des petits messages sympa et tire la sonnette d'alarme si besoin. On y retrouve aussi un rappel en textes et en images de l'application et de ses principes.

Ses avantages : elle est complètement gratuite, très très intuitive et simple d'utilisation. Il y a des centaines d'aliments enregistrés avec leurs portions (que vous pouvez modifier suivant la quantité).
J'utilise les aliments enregistrés basiques (yaourt nature, œuf, sucre, miel, huile) mais pour le reste, j'ai crée beaucoup d'aliments en renseignant leur apport calorique (pour 100 grammes, indiqué sur les paquets) et en y ajoutant une photo. 
Vous pouvez aussi rentrer des recettes maison - parfait pour moi qui ne mange aucun plat cuisiné.
Si comme moi, vous êtes très "scolaire", l'appli est faite pour vous. J'ai besoin d'un cadre et l'appli me donne ce cadre.
Ses inconvénients : Si vous oubliez d'entrer les aliments d'une journée, vous ne pouvez pas (pour l'instant) revenir en arrière. Il vous faudra les renseigner sur la journée d'après, ce qui rend faux et élevé le calcul journalier, mais rétablira l'apport hebdomadaire.
J'aurais aimé également qu'il y ai un "compte" personnalisé pour pouvoir accéder à ma dette depuis n'importe quel smartphone ou tablette. Si je change de téléphone, je perdrai mes infos (aliments, poids de départ), c'est dommage.
Mais sur le site du Secret du Poids, la créatrice nous informe que l'appli va s'améliorer et ça c'est une bonne nouvelle compte tenu de son succès.

Parce que la salade, c'est pas que de la salade !
Au quotidien
Je n'ai évidemment qu'une semaine de recul, mais je compte bien revenir vous en parler régulièrement. Cette première semaine s'est relativement bien passée. Je n'ai pas eu la sensation de manger moins, vraiment. La seule chose qui m'a parue difficile les trois premiers jours est de ne pas grignoter. Notez bien que vous pouvez le faire, en renseignant toujours dans l'application, ce que vous mangez. Mais en ce qui me concerne, c'est mon gros point faible : si je commence un paquet de quelque chose, il y a de grandes chances que je le finisse ! Donc j'arrête le grignotage (sans renoncer à des pâtisseries de temps en temps parce que perdre du poids ne veut pas dire se priver).
J'ai tendance à faire de l'excès de zèle et à peser et analyser un peu trop ce que je manque quand je suis à la maison... Le dîner de samedi soir chez les beaux-parents m'a permis de lâcher prise. Bien sûr, j'ai noté sur les Notes de mon Iphone ce que j'avais mangé (avec le barbecue, c'est vraiment pas difficile) pour pouvoir tout rentrer dans l'appli ensuite (attention, avant minuit !), mais il y avait forcément des choses que je ne pouvais pas quantifier en terme de poids et de calories et qui n'avaient pas d'équivalents dans les aliments proposés. J'ai donc fait comme j'ai pu. Je ne me suis pas gavée, j'ai évité de me resservir dix fois et j'ai pris du dessert !
Et enfin, je retrouve le plaisir de petits déjeuners variés et sains. Je ne mange jamais la même chose le matin et toujours super équilibré (comme quoi, je peux le faire !).
Glaces, McDo, Starbucks, pâtisseries, japonais... On trouve tout !
Et alors ? Ça donne quoi ?
Ça donne... - 2,2 kilos perdus en une semaine. Les kilos ça ne veut rien dire (et quand tu as beaucoup à perdre, tu perds très vite), la méthode précise bien de se fier à la dette (la dette descend moins vite que les kilos et c'est normal), mais ça motive quand même. Le fait de ne plus ou peu grignoter y est pour beaucoup aussi évidemment. L'application m'aide beaucoup pour ça, dans le sens où je me demande deux fois si vraiment j'ai envie de manger DEUX morceaux de mon super gâteau coco-citron qui, à coup sûr va exploser mon budget.
J'arrive à me contrôler en ne mangeant qu'une seule part au dessert pour pouvoir en remanger une le soir. Je mange en conscience, je crois que ça change pas mal de choses.
Pareil en cas de repas trop copieux le midi, je me régule sur le soir et jusqu'ici je n'ai pas dépassé les 1800 calories par jour.
Alors, je continue... Au moins jusqu'à notre départ en Guadeloupe et même pendant mes vacances. La chaleur et la façon dont je me nourris la bas (fruits et poisson, par contre attention aux riz et aux légumes racines) vont m'aider un peu je pense.

Voilà, à très vite pour d'autres petits kilos perdus j'espère ! Je devrais recevoir très bientôt le livre de la méthode qui viendra un peu éclairer mes zones d'ombre et me donner d'autres tuyaux !

lundi 29 mai 2017

La possibilité d'une île...

Au mois d'août, pendant TOUT le mois d'août, nous serons en Guadeloupe. Un peu plus de deux mois à attendre et je vais retrouver mes sensations.

La frénésie (et les tensions) en préparant les valises - avec un bébé, c'est toujours compliqué - en checkant les cartes d'identité et les billets d'avion...

L'excitation de la veille du départ et la MAXI excitation à l'aéroport. Bon, avec tout ce qui se passe en ce moment dans les aéroports, je ne serai pas hyper rassurée, mais bon... 
Ce moment où tu ne peux plus revenir en arrière, où tu dis au revoir à la personne qui t'a déposé à Orly. Ce moment sans bagage (sauf le bagage à main et le sac du bébé) où tu sens que c'est bientôt, très bientôt, le bonheur. Pas la peine de parler du décollage, où tu bailles dix fois pour ne pas avoir mal aux oreilles, où bébé tète pour la même raison.
Vue du ciel... (moi je serai en haut à gauche !)

Ces huit heures interminables (à l'aller, parce qu'au retour ça file vite) - avec un bébé c'est toujours compliqué - où tu t'occupes comme tu peux. Un film, un livre, encore un film, une tétée, un repas, des siestes... Ces huit heures où j'essaie de ne pas aller faire pipi (phobie des toilettes de l'avion...), où j'essaie de fermer les yeux...
Suivre sur l'écran la progression de l'avion... Puis la descente, ça y est, mes yeux me picotent.
Rassembler le bazar les affaires qu'on a éparpillé autour de nous, les bagages à main... La douane (où j'ai mis les papiers déjà ?), récupérer toutes les valises sur ce fichu tapis roulant.

Et déjà la chaleur. Comme une chape d'air chaud qui te tombe dessus et encore les yeux qui picotent. A travers une grande baie vitrée, je les cherche. Je sais qu'ils me cherchent aussi du regard. Ma famille. Papa, ma sœur, ce nouveau beau-frère que je ne connais pas. 
Je les vois. Mes yeux ne me picotent plus du tout. Je pleure déjà mais je suis rarement la seule.
De ma chambre, je vois ça ♥
Des bisous, les yeux de mon Papa (mon pilier, ma référence, le tout premier homme de vie, mon papou, mon premier je t'aime) qui brillent. Je les embrasse, je pleure, c'est le bonheur.

La Guadeloupe je n'y suis pas née mais j'y ai passé des vacances en famille. J'y ai appris à cuisiner, à moudre du café à la main, à me soigner la peau par les plantes.
La Guadeloupe c'est mon port d'attache, mon île, mes racines blanches et noires, ma mer, ma plage, mon soleil. La Guadeloupe, c'est payer très cher pour rentrer à la maison, pour voir Papa dans sa retraite paisible après des décennies en métropole.
La Guadeloupe, c'est, c'est... ça sera en août. Je vous ai dit que j'étais tout sauf patiente ?

La Guadeloupe, c'est aussi le truc que j'ai en commun avec mon ami Papacube, qui en parle ici. A quelques mois près il aurait pu me dessiner avec ma marmaille sur la plage de Deshaies...


vendredi 26 mai 2017

Transition capillaire #1 : ménage dans les placards !

Souvenez-vous, dans ce billet je m'interrogeais sur la possibilité d'un retour au naturel pour mes cheveux. Depuis, j'ai franchi le pas : je ne défrise plus mes cheveux, ni à chaud ni à froid. J'ai entamé ma transition capillaire lente. C'est à dire que mes longueurs défrisées cohabitent avec mes racines frisées. Je coupe mes pointes une fois par mois, jusqu'à ce que j'ai une longueur suffisante pour couper tout ce qui reste de cheveux chimiquement lissés.

Racines frisées et pointes défrisées : silence ça pousse !
Ça se passe plutôt bien, je redécouvre le plaisir de sentir les petites frisettes sous les doigts ! Démêler les racines est très compliqué par contre et je le fais quand mes cheveux sont mouillés. J'ai vraiment hâte d'avoir assez de longueur pour pouvoir les couper.

Mais j'aime bien mes frisettes. J'apprends à les connaître, les aimer et à prendre soin d'elles. Autant dire qu'en regardant le contenu de mes placards, ça n'était pas gagné.
Les produits que j'utilisais pour les cheveux étaient au choix : trop vieux (attention à la date de péremption des produits !), trop gras et pour la TOTALITÉ d'entre eux avaient une composition qu'on peut qualifier de merdique.
Dans mes produits capillaires on pouvait trouver : 
                   * des dérivés de pétrole à gogo (c'est très courant dans les produits pour cheveux afros et métissés), on les trouve sous l'appellation pétrolatum, vaseline, huile minérale...
                   * des sulfates : les sulfates ça mousser le shampoing. La mousse te donne l'illusion que ça lave mais en réalité les sulfates assèchent tes cheveux. Il est très facile de l'identifier : on le trouve sous l'appellation laureth sulfate de sodium ou laurylsulfate de sodium (SLS). Vraiment, il faut bannir ce truc de vos produits capillaires. A la longue (donc depuis 30 ans en ce qui me concerne !) il fragilise le cuir chevelu et la keratine naturelle des cheveux.
                 * Du silicone gaine le cheveux, c'est ce qui donne l'effet "démêlé" aux cheveux après l'après-shampoing. Vous savez, quand vous rincez et que vos cheveux sont démêlés instantanément et surtout super doux ! Sur le papier c'est pas mal, mais ça masque les effets des sulfates. Le mélange des deux est donc une combinaison à fuir. Le silicone gaine le cheveu et "l'étouffe". Il s'élimine difficilement donc shampooing après shampoing, les cheveux deviennent plus lourds, plus rêches (qu'ils soient crépus, frisés, ou caucasien, notez bien).
                     * des quats : ceux-là, on ne les a pas vus venir parce qu'ils nous ont fait ce que j'appelle le "coup des parabens". Je m'essplique ! On nous a diabolisé les parabens, puis estampillé les produits de "sans parabens"...pour mieux les remplacer par d'autres produits chimiques. Pour les quats c'est pareil, ils sont les petits remplaçants du silicone. Ils ont des vertus démêlantes c'est certain, mais les mêmes inconvénients que le silicone. On le trouve sous ces appellations : behentrimonium chloride, behentrimonium methosulfate, Cetrimonium chloride, Quaternium (ou polyquaternium suivi d'un chiffre), BTMS. Les quats sont présents dans pas mal de gammes "clean"et il est très difficile d'en faire la chasse...
                    * du phénoxyéthanol : un conservateur allergisant (on en trouve aussi dans les lingettes pour bébé 😵), dangereux pour le foie,
                    * des parfums artificiels. Non, cette petite odeur de pêche/coco/amande n'est pas obtenu avec de vrais fruits et encore moins d'huiles végétales...

 Je n'ai pas tout jeté tout de suite, ça me faisait mal au coeur et j'avais l'impression de jeter des billets de 10 euros...  J'ai attendu aussi de dégager du budget pour me racheter quelques bons produits (avant de me mettre un peu au fait maison, dont je reparlerai). 
Et puis j'ai tout mis à la poubelle ! Croyez-moi, c'est libérateur ! Je suis loin d'être branchée bio à 100%, mais j'ai décidé de faire attention à nos peaux et à nos cheveux, comme je le fais pour mon frigo. Pour certains produits, j'ai juste vidé le contenu pour garder les pots et bouteilles et y mettre mes préparations maison (ça se sent que j'ai hâte d'en parler ici ? 😁)

Au début, c'était déconcertant et décourageant. Déconcertant parce qu'il faut le dire : ça mousse moins ! Donc j'avais l'impression que mes cheveux n'étaient pas assez propres.
Et décourageant parce que l'effet que j'attends d'un après-shampooing n'est pas le même avec un produit plus propre. Mes cheveux ont été habitués au silicone et il faut un certain temps pour que cette nouvelle routine leur convienne. Mais après un bon mois et demi, j'ai vraiment vu la différence et je n'ai aucun regret. 
Vivement le coup de ciseaux final ! Mais pas avant plusieurs mois...

EDIT : J'ai gagné sur Twitter grâce à Vivi une place pour le Salon Boucles d'Ebène. J'ai tellement hâte de découvrir de nouveaux produits et de nouvelles routines pour prendre soin de mes cheveux !

lundi 15 mai 2017

Ce que nous apporte ce nouveau président

J'ai allumé la télé hier pour regarder la cérémonie d'investiture. Et là, ça m'a fait tilt.

J'ai entendu 15 fois, si ce n'est plus "ce tout jeune homme à l'ascension fulgurante". Les journalistes sont même allés jusqu'à l'appeler "ce jeune homme, à l'expérience minime". Et sa jeunesse, sa fraîcheur, etc...
On nous a rabâchés que notre nouveau président (qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas), était un ovni.
OVNI à cause de son élection aux plus hautes fonctions alors qu'il était inconnu il y a trois ans mais aussi A CAUSE DE SON AGE.

Emmanuel MACRON a 39 ans. J'en ai 35. C'est un tout jeune homme. Arrêtez tout !
Je suis donc une pré-ado, ma sœur qui a le même âge que lui "une toute jeune fille" et mes copines quinqua sont des adultes.

Vive la République, vive la France ! Je vous laisse, j'ai contrôle de géo demain.


vendredi 21 avril 2017

C'est pas celui d'ma mère

Le 15 février, Petite Fleur est née.
Le 12 mars, le Grand a eu 17 ans.
Le 7 avril, la Boubou a eu 6 ans.

Et aujourd'hui... c'est moi qui prends une année.

Rien de prévu si ce n'est tenter de prendre un bain pendant la sieste de Petite Fleur.

Et ouais, mine de rien...



jeudi 20 avril 2017

Eclosion #2 : elle sentait la pâte à gâteau

Le soir du14 février, le PSG m'offre un match de rêve contre Barcelone (on parle du match ALLER. No comment), j'en aurais pleuré. C'était beau. Je me suis couchée heureuse et ko. Nous avions marché toute la journée histoire d'activer un peu les choses et d'oublier mon absence totale de contractions depuis plusieurs heures
A 23h00, la douleur me réveille. J'allume mon téléphone et je décide de gérer tranquillou. Ça ressemble à la veille au soir, sauf que ça chatouille drôlement plus. Minuit passe, puis une heure... Les contractions se rapprochent et je les gère en soufflant, en sifflant et en couinant. A 3heures, je me mets à quatre pattes et je lâche un "Woh puuuutain" qui réveille mon amoureux. Je peux encore tenir...
Une heure plus tard, nous sommes habillés et réveillons la Boubou au dernier moment. Je crie de douleur en descendant l'escalier et elle se met à pleurer de peur. Je crois que ça m'a fait encore plus mal que la contraction. Nous arrivons à la calmer et tout le monde saute dans la voiture. Je veux dire, tout le monde monte en voiture. Parce que sauter là tout de suite hein. Bon.
Je dois dire au revoir à ma grande fille et c'est pas facile facile. On va se revoir, je le sais bien, mais j'ai envie de rester avec elle encore un peu, encore quelques minutes où elle est ma petite dernière.

4h15 pétantes et me revoilà aux urgences. Je lâche un pitoyable et larmoyant "s'il vous plait, ne me renvoyez pas chez moi !". Aucune chance, je suis...à 6 centimètres, j'ai très mal. Je sais que ce genre de détail un peu mièvre peut saouler, mais croyez-moi, à ce moment-là ces 6 centimètres sont toute ma vie.
Branle-bas de combat. On nous prévient que ça va aller très très très vite. Il reste quatre petits centimètres, c'est mon troisième bébé et je suis officiellement en travail depuis 23h00. Cinq heures, c'est déjà bien pour un troisième, je vais dégommer les 4 derniers centimètres en moins d'un heure. c'est ce qu'on me dit et c'est ce que je crois. J'entre dans une salle de travail toute belle et toute propre, avec une baignoire (mon rêve, mais aurais-je le temps en une heure), des ballons et tout ce qu'il faut.
On me laisse tranquille et c'est génial. Enfin, c'est génial d'être tranquille mais en fait je douille sévère. Le monitoring montre de belles contractions mais le travail n'avance pas d'un poil. On m'installe un monito portable pour que je marche un peu mais rien n'y fait. On me propose de rompre la poche des eaux, mais je refuse. On me propose la baignoire et j'accepte. c'était mon rêve la baignoire. En fait, ça n'a pas été agréable du tout. Ça aide à supporter oui, mais ça n'a rien à voir avec un super bain de la maison, je ne sais pas comment me tenir, je m'agace moi-même, je m'énerve et, le LOL du moment, je demande à la sage femme une petite éponge pour "nettoyer un peu parce que j'ai perdu du sang dans l'eau". Ça a fait rigoler tout le monde pendant que je me roulais en boule comme un vieux chat malade.
Ça doit être chouette quand on n'accouche pas
Il est temps de faire une petite vérif-au-doigt. Il est 8h00, je suis à...7 centimètres. J'ai envie de mourir de déception. Un p***** de centimètre en une heure de souffrance. La deuxième équipe arrive pour prendre la relève et je pleure parce que ma gentille sage-femme indienne s'en va. Je voulais tellement que ce soit elle. Elle m'avait promis un accouchement sur le côté comme pour la Boubou. Et elle s'en va.
Cette fois, j'accepte la rupture de la poche et ça devient encore plus douloureux mais j'étais prévenue. On me parle aussi de souffrance du bébé, du fait qu'en principe il faudrait me mettre une perfusion pour accélérer les choses (je la refuse aussi) et on me demande si je refuse toujours la péridurale. 
Je suis désespérée et je leur demande d'aller chercher l'anesthésiste parce que je baisse les bras. Et la sage-femme a cette réaction géniale "Est-ce que vous êtes sure ? C'était un souhait depuis le début de vous en passer... Je vais l'appeler mais je vous laisse quelques minutes pour reprendre des forces".
En fait, elle nous laisse vingt minutes. Et c'est salutaire (je veux dire pour moi qui n'ai jamais voulu ni eu de péridurale), je réussis à nouveau à respirer et à supporter les contractions. Comme à l'entrainement, comme on dit au foot.
A 10h00 je suis à 9 centimètres et on se prépare. La sage-femme a essayé de repousser le peu de col qui reste autour de la tête du bébé. Ça m'a fait trop mal et je lui ai hurlé d'arrêter avant qu'elle y arrive. Le bébé est coincé. Et là je sens que je peux le faire en poussant. Alors je pousse. Deux fois. 


Elle est toute blanche et pleine de vernix. Toute petite et pas le gros bébé qu'on m'avait prédit. Elle pousse un unique cri. Un petit miaulement qui lui vaut aujourd'hui le surnom de Bébé Chat. On me la donne. Elle sent la pâte à gâteau. Elle ouvre les yeux, puis s'endort. Elle sent tellement la pâte à gâteau, la pâte crue. Je l'appelle par son prénom. Son papa est très ému, on nous félicite.
Et on nous laisse tranquille tous les trois.  Je la regarde comme un miracle. 
C'est comme si c'était la première fois. A chaque fois en fait, c'est comme si c'était la première fois.
La pâte à gâteau et moi

mercredi 15 mars 2017

Eclosion #1 : Drôle de Saint Valentin

Depuis fin janvier, je ne le cacherai pas, j'ai commencé à en avoir ras le bol d'être enceinte. La sciatique, le foutu diabète gesta, la fatigue etc... Et j'avais envie d'accoucher, de La voir, de La toucher, de notre rencontre à toutes les deux, tous les trois, tous les cinq...

Alors j'ai appliqué très scrupuleusement toutes les méthodes préconisées pour avancer le jour J (initialement prévu le 6 mars - cri d'effroi). Évidemment, toutes les cuites à la tisane de feuilles de framboisier et autres méthodes italiennes n'ont absolument rien donné. Sachez-le.

Et puis, lundi 13 vers 16h00, sur le chemin du retour de l'école avec ma Boubou, j'ai senti une petite douleur. 
A la maison, encore une autre, puis une autre vingt minutes plus tard. Comme une vraie maso, j'ai guetté ces petites douleurs. Elles étaient enfin là, les vraies contractions. J'ai eu un genre de rire satanique assez horrible "ahahahah ça y est ça fait mal, supeeeeeeer !!!" L'exorciste version en cloque. Même ma fille ne comprenait pas. C'est allé crescendo :

* Toutes les 15 minutes : youpi, ça fait mal. Mais pas encore assez, il faut que ça me fasse encore plus mal. Je veux douiller bordel, je veux souffrir (👿).

Vas-y la contraction ! Fais-moi mal !!!

* Toutes les 10 minutes : elles se rapprochent et elles durent plus longtemps. Mais j'arrive encore à parler. Ça n'est pas normal. Je devrais être pliée en deux, j'ai lu ça sur internet. (Note de moi-même pour que vous compreniez bien : je n'ai jamais connu de commencement de travail classique. Donc je ne connais pas les signes. Voila vous savez tout.)

* Toutes les 6 minutes : Vraiment ça fait mal. Pas encore assez mais bon, ça va venir hein. C'est pour ce soir. Ou mieux, pour DEMAIN. La Saint Valentin, ce serait beau pour accoucher. Notez bien que je n'en ai rien à foutre de cette fête commerciale. Mais la Saint Valentin quoi. Ce serait tellement merveilleusement kitsch et chamallow. Chéri, joyeuse Saint Valentin, te voilà papa ♥. Mais je me fous de la Saint Valentin hein. (ok en vrai j'adore).

A 18h40, mon Amoureux rentre du boulot et un peu fébriles, on descend la valise, le sac pour la salle de naissance, le dossier médical. On prépare la Boubou pour la déposer chez nos amis... Elle est aux anges.
Comme je suis quelqu'un de sensé, je prends tout de même le temps de me taper une bonne raclette dans la bonne humeur (avec des navets à la place des patates - diabète style). Ce bébé peut bien attendre que le fromage fonde.

A 21h00, nous voilà partis. J'ai encore mal et ça me fait plaisir. Je voudrais avoir encore plus mal. Mais je souris, j'arrive à porter mon sac sans problème.

On sonne à la porte des urgences ultra sécurisées. Coucou, c'est moi, c'est pour aujourd'huiiii ! Si j'ai mal, oui oui, j'ai mal. J'ai des contractions, regardez donc mon appli d'Iphone, toutes les 15 puis 6 puis à nouveau 15 minutes.

Trente minutes et un monito plus tard, j'étais assise sur le confortable siège en cuir de notre monospace à maudire cette douleur qui ne voulait rien dire du tout à part "ça commence tout doucement, vous êtes à peine à 2 !". Dégoutée j'étais. La dame qui m'a dit que j'étais à 2 (après une vérification au doigt en bonne et de forme) a dit que ce serait peut être pour dans quelques jours. Elle m'a tendu un bout de papier avec un numéro de téléphone :

"Voilà, c'est le numéro de la salle de naissance, si vous n'avez pas accouché à la date du terme, le 6 mars, vous nous appelez pour qu'on vous déclenche. Allez au revoir !"

Bref, c'était pas pour tout de suite et pas pour la Saint Valentin non plus !