mardi 20 septembre 2016

Epilogue de l'affaire du poney

Jamais dans toute l'histoire de la bloguerie (je suis modestie), les expressions "on s'en fout" (hashtag OSEF) et "c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup..." ne se sont aussi bien appliquées à des billets.

Donc, je vous la fais courte, parce que c'est vrai, mes gosses ne sont pas les seuls en France et donc on s'en fout un peu qu'ils fassent ou non du poney (de toute façon le Grand préfère les Pokemon).

Donc je vous la fais courte. Je suis allée dans la ville voisine avec une keupine et j'y suis allée de mon bonnet E avec le mec des inscriptions au poney.
Il était laid, donc croyez-moi, ça n'a pas été simple, surtout que j'affiche une circonférence loin, très loin, à des années lumière de la sexy attitude. Mais bon, c'est pas le sujet du jour.

Donc j'ai mis mon plus beau décolleté et j'y suis allée de phrases choc genre :

- "La petite a TELLEMENT envie de faire du poney. Avec sa keupine, qui est la fille de ma keupine que vous voyez là, ce serait mieux encore !".

- "Vous savez que j'ai fait 8 ans d'équitation ? Ah ? Vous ne le saviez pas ? Je MONTE super bien ! Votre prénom c'est quoi déjà ?" (on est d'accord que ceci s'apparente à de la prostitution, mais je suis capable de tout pour mes enfants - sauf bouffer de l'andouillette, faut pas déconner)

- "Nous ne sommes pas de cette ville, mais dis donc, qu'est-ce que vous êtes accueillant par rapport à votre confrère de chez nous. Il a fait aucun effort pour nous filer une date correcte !"

- "C'est la rentrée donc les finances sont pas au top mais si je vous file 20 euros, je peux avoir le cours du vendredi soir pour ma fille. SILVOUPLE ?"
 
Bon, rien n'a marché évidemment MAIS, je l'ai fait rigoler. Parce que j'exagère à peine là, j'ai fait le show, comme quand je vais au resto et que je drague de jeunes serveurs rouges de honte (ou morts de rire). Ma copine avait envie de disparaitre. Mais... Homme qui rit, te file l'horaire du vendredi. On obtient tout par l'humour sachez-le. Ma Boubou aura donc droit à sa séance hebdomadaire de poney le vendredi soir de 17 à 18h00. BAM. Victoire de Nanette. Avec une place pour sa copine en prime.
Une fois sur deux, ce sera son papa qui s'y collera mais c'est sur le chemin du retour de l'école, donc a priori ça ne pose pas de souci. Bon, ils arriveront très en avance mais c'est mieux que rien.

Boubou et Loustic le poney (prochaine étape, les JO)
J'étais tellement fière de moi que j'en aurais pleuré. Après m'avoir délestée du règlement par chèque du premier trimestre de poney (= un rein et demi), le jeune homme pas beau m'a dit avec un clin d'oeil :

- Il restait deux places le vendredi vous savez. J'aurais inscrit les petites même sans votre numéro. Mais bon, j'ai bien rigolé quand même ! Bonne soirée !
Lous
Loustic le poney s'est un peu lâché avant le parcours !


P.S : J'avais dit que je vous la faisais courte mais, si vous êtes ici c'est que vous me connaissez un peu. Je parle trop !

lundi 12 septembre 2016

J'peux pas, j'ai poney (ou presque)

La rentrée avait super bien commencé pourtant. Une nouvelle école pour ma fille, certes, mais en face de chez nous. Une nouvelle rentrée "sans" mon fils, certes, mais des relations apaisées, la presque fin de cette petite rancœur à deux balles que je ressentais. 

Et puis, nous avons décidé qu'il était grand temps pour la Fève (aka Boucles d'Or, aka "Boubou" - on a les surnoms que l'on mérite), de pratiquer un sport. Direction le forum des associations, ou plutôt la foire aux assos : toute la ville dans un gymnase bondé.
Notre Boubou nationale savait déjà qu'elle voulait faire du poney et/ou de la gym. Ça tombe bien, y'a tout ça dans notre ville. Gym...le samedi. Poney le mercredi OU le samedi OU le dimanche.

Parfait me direz-vous. Sauf que l'espace d'une seconde j'ai zappé les "un week-ends sur deux" et "un mercredi sur deux". Fuck. Damned.
Nous sommes quand même allés faire les séances d'essai ce samedi, histoire de voir si la petiote accroche bien avant de lancer la négo obligatoire pour les familles décomposées.
Ça n'a pas loupé. Onze kilomètres nous sépare du domicile paternel, mais, ceux qui connaissent The Banlieue Parisienne (ok Paris c'est plus pire), savent que 11 km = 40 putain de minutes.

La négo a tourné en jus de boudin. Fallait-il oui ou non ajouter encore un peu de temps de trajet en voiture le mercredi midi pour une petite heure de poney ? Et QUI allait donc faire ces foutus trajets ? Fallait-il payer une année entière de cours (pas donné le poney) pour qu'elle y aille seulement une fois sur deux (donc qu'elle ne progresse pas et ne crée pas de liens amicaux et ponesques) ? Ou encore, fallait-il l'inscrire dans DEUX clubs équestres différents chez Lui et chez moi (avec les mêmes inconvénients que le cours une fois sur deux) ?
A cause de ses petites catins vicieuses qu'on appelle Hormones, je me suis mise à chialer. Comprenez-moi : c'est comme si ma mission de mère en 2017 était de coller cette enfant sur un cheval. Coûte que coûte. Je crois que les raisons de l'Ex et les miennes étaient tout à fait justifiées (enfin, comme c'est mon blog, je vous demande d'être de mon côté), mais je pense être celle qui a gueulé le plus fort, ruinant trois années d'effort post-divorce pour établir des liens apaisés.
Mon poney, ma bataille (pardon)
 Évidemment, cette foutue culpabilité est revenue en force : c'est ta faute, ce sont tes choix, ta fille ne sera JAMAIS championne olympique d'équitation et encore moins de gym ou de quoi que ce soit. J'en rigole hein, mais ça m'a fait et me fera toujours une petite boule un peu dégueu au fond de la gorge...

Bref, ma mission de mère de 2017 sera finalement de trouver un club de gym ou de poney avec des séances en semaines. Vous me souhaitez bon courage ?